Le risk management fait sa révolution

Emmanuel Langlois

Franck Baron (SOS International)
Emmanuel Langlois

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Franck Baron (SOS International)
Emmanuel Langlois
Ce n'est pas le service le plus étoffé, six personnes en tout, mais c'est un maillon essentiel de la société, et en permanence sur le qui-vive. Le risk management, c'est un peu l'airbag d'une entreprise face aux risques de toute nature qui pèsent sur elle et ses collaborateurs. "Ce qui est nouveau, c'est la rapidité du changement", témoigne Franck Baron, chef du département risk management pour International SOS à Singapour, diplômé de Sciences Po Bordeaux. "La palette des risques est de plus en plus large. Par exemple, on s'est rendu compte ces dernières années que des villes que l'on pensait sûres comme Londres, Paris, Bruxelles ou Berlin, pouvaient être aussi touchées par des attentats terroristes."
Le Français travaille depuis 2011 pour le groupe dont le métier lui-même est l'assistance. International SOS revendique 11.000 clients parmi lesquels les fleurons de Wall Street ou du CAC 40, des ONG, l'armée américaine ou des gouvernements.
Depuis quelques années, la lutte contre la cybercriminalité est devenue l'une des priorités d'International SOS :
Depuis sa création en 1985 par deux Français, Arnaud Vaissié et le médecin Pascal Rey-Herme, International SOS n'a cessé de grandir :
Le groupe est désormais présent dans 90 pays. Il est installé depuis ses débuts à Singapour, plaque tournante de toute la zone Asie. "Les gens ont ici une vision radicalement différente de ce qu'est le travail, témoigne Franck Baron. C'est une notion qu'on respecte et totalement intégrée dans la vie personnelle et familiale. Ce n'est pas un problème de travailler beaucoup. Les magasins sont d'ailleurs ouverts 7 jours sur 7 et jusqu'à des heures indues." Après une carrière en Suisse et aux États-Unis (Axa, Danone, Mars...), le Français a aussi créé à Singapour "Parima", l'association professionnelle des risk managers, qui compte aujourd'hui 2.000 membres dans toute l'Asie. Marié, père de trois enfants, Franck Baron partage sa vie entre Singapour et Bordeaux, où son épouse est rentrée. Leur aînée s'est lancée dans un Master en... risk management. Les chiens ne font pas des chats !
Lui écrire : franck.baron[at]internationalsos.com
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La rubrique Aquitains d'ailleurs s'intéresse aux Bordelais et Néo-Aquitains qui ont quitté la région pour lancer des entreprises ailleurs dans le monde et se frotter de près aux marchés internationaux. Dans cette rubrique, ils racontent leurs histoires. Contact : Emmanuel Langlois, langloismanu[at]yahoo.fr
Emmanuel Langlois
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