Les Girondins de Bordeaux, en crise, pourraient devenir un enjeu politique
Jean-Philippe Déjean
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Frédéric Longuépée et Joseph Dagrosa juste avant la rupture.
Agence Appa
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Frédéric Longuépée et Joseph Dagrosa juste avant la rupture.
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Dès sa nomination à la présidence du Football Club des Girondins de Bordeaux, le 16 décembre dernier, Frédéric Longuépée, représentant du fonds d'investissement King Street Capital, nouveau propriétaire américain du club après l'éviction d'un autre fonds américain, GACP et de Joseph Dagrosa son dirigeant new-yorkais, a montré qu'il avait conscience de l'importance d'avoir des relations apaisées avec les Ultramarines.
Malgré leur appellation, ces supporteurs sortent du lot commun du monde des ultras dans le football professionnel et luttent ouvertement contre le racisme, la xénophobie et l'homophobie quand ces contre-valeurs sont encore mises en avant par de très nombreux fans de foot en Europe. Bien sûr l'affrontement entre les Ultramarines et Frédéric Longuépée ne se joue pas sur ce terrain, mais il touche à l'identité profonde du club que les ultras bordelais accusent le représentant de King Street Capital de fouler aux pieds.
Cette recherche d'apaisement revendiquée n'a pourtant pas permis d'éteindre un incendie qui a, au contraire, gagné en intensité. Ainsi les Ultras ne veulent pas rouvrir le dialogue avec la direction du club tant que Frédéric Longuépée n'aura pas démissionné et ce dernier menace désormais de les poursuivre en justice. L'affaire a pris une telle ampleur qu'elle risque de s'imposer comme un nouveau sujet dans la campagne pour les Municipales à Bordeaux. Ce qui n'a pas échappé à Nicolas Florian, le maire de Bordeaux, qui a annoncé il y a quelques jours qu'il était bien décidé à s'expliquer sur ce sujet avec King Street Capital. Mais jusqu'à présent aucun rendez-vous entre les deux parties n'aurait été calé.
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Pierre Hurmic, tête de la liste écologiste en lice pour les Municipales, qui s'est toujours opposé à la construction du grand stade, devenu Matmut Atlantique, et au rachat du FCGB par le fonds GACP (financé par King Street Capital), commence de son côté à faire pression sur le maire sortant. Alors qu'il a quasiment fait jeu égal avec Nicolas Florian au 1e tour des municipales, il a ainsi livré il y a deux jours le fond de sa pensée au site Web Girondins.
Jean-Philippe Déjean