En dix ans, Pierre-Adrien Thollet, fondateur et dirigeant de Zoomalia, dans les Landes, a fait de son animalerie en ligne le deuxième opérateur du marché en France avec près de 50 millions d'euros de chiffre d'affaires et 160 salariés. S'il se montre prudent, le jeune dirigeant voit beaucoup plus loin. Pour faire la différence il a notamment adopté la stratégie du stockage chaotique et créé une dizaine de marques distributeur en interne. (réactualisé 10/10/2020)Le chemin parcouru en dix ans par le site marchand en ligne Zoomalia.com, entièrement dédié aux accessoires, à la santé et à l'alimentation des animaux de compagnie, pourrait faire rêver plus d'un créateur de startup. Contrairement à ce qu'ont pu laisser entendre certains s'il est bien originaire de Nice, Pierre-Adrien Thollet, son fondateur et dirigeant, n'est pas surfeur.
Et il n'a pas décidé de s'installer à Saint-Geours-de-Maremne, près de Hossegor (Landes), pour y travailler et surfer selon son humeur. Autrement-dit le dirigeant de Zoomalia n'a aucun rapport avec un certain surfeur niçois déjanté aux cheveux blonds. "Je nage comme une brique et si je suis venu dans le Landes c'est plutôt pour le jambon que pour le surf", s'amuse Pierre-Adrien Thollet.
Entre 6 et 7 millions d'investissement
Depuis la création de son entreprise, cet informaticien a eu tout le temps de démontrer qu'il avait la tête bien calée sur les épaules et qu'il était très efficace pour assurer le développement d'E2Evolution, l'entreprise qu'il a créé en 2009, à l'âge de 23 ans, et qui porte le site d'e-commerce Zoomalia. Ce qui lui a valu notamment d'entrer dans le Top 100 des startups françaises en 2017.
Pierre-Adrien Thollet (crédits : Agence Appa)
En 2020, Zoomalia devrait atteindre la barre des 50 millions d'euros de chiffre d'affaires. Structurellement Zoomalia n'a plus rien d'une startup. L'entreprise emploie 160 salariés et s'appuie sur une base logistique très automatisée capable de traiter 10.000 commandes par jour. Mise au point et déployée par l'entreprise stéphanoise Boa Concept, cette infrastructure rayonne sur 12.000 m2.
"En deux ans, nous avons triplé notre surface de stockage et nous avons lancé l'installation de la chaîne d'automatisation cette année. Les réglages ont été très longs et nous avons été surpris par le confinement lors de la mise en place de cette nouvelle infrastructure dans laquelle nous avons investi presque 2 millions d'euros. Si l'on rajoute à ça le prix celui des bâtiments, on est entre 6 et 7 millions d'euros d'investissement" précise Pierre-Adrien Thollet, qui reconnait qu'il va lui falloir encore un peu de temps pour digérer cette opération.