Avec trois millions d'euros en poche, Legalvision part à l'assaut des professionnels du droit

Pierre Cheminade
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Loïc Le Goal est l'un des trois co-fondateurs de Legalvision en 2015
Legalvision

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Loïc Le Goal est l'un des trois co-fondateurs de Legalvision en 2015
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Actuellement testé chez des partenaires, le service Legalvision Pro sera véritablement commercialisé en fin d'année 2020 auprès experts-comptables. Objectif : leur faire gagner du temps et donc de la productivité. Un concept qui a déjà séduit plus de 500 clients : des avocats, des notaires ainsi que des directions juridiques de grands groupes franciliens.
Crée en 2015, cette désormais PME emploie 25 salariés entre Bordeaux et Paris, dont 15 formalistes juridiques. Centrée initialement sur les services aux TPE et PME, l'entreprise a pivoté l'an dernier vers le marché des professions juridiques. "On a développé une technologie en propre pour gagner du temps en permettant le traitement dématérialisé des formalités juridiques et l'obtention rapide de l'extrait KBIS mais on conserve toujours un contact et une validation par l'un de nos salariés. C'est un aspect qu'attendent les professionnels du droit qui ne veulent pas avoir affaire uniquement à une interface", souligne le dirigeant qui pilote une entreprise rentable depuis 2018.
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Lever des fonds n'était donc absolument pas indispensable pour Legalvision qui détenait déjà les ressorts de sa croissance en interne et générera 3 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2020. "On fait le choix en conscience d'augmenter le capital de l'entreprise et de diluer nos parts tout en restant majoritaires parce que nous sommes convaincus qu'il y a une opportunité de marché à saisir maintenant", avance Loïc Le Goas. En l'occurrence, il s'agit des conséquences de la loi Pacte du 22 mai 2019 relative à la croissance et la transformation des entreprises qui favorise la dématérialisation des formalités juridiques. "On veut clairement prendre ce marché de secrétariat juridique quitte à prendre des risques parce qu'aujourd'hui on n'a pas de concurrent sur notre offre hybride humains-logiciel mais dans cinq ans ce ne sera probablement plus le cas", poursuit le dirigeant.
Pierre Cheminade