La Banque populaire Aquitaine Centre Atlantique et la Caisse d'épargne Aquitaine Poitou Charente annoncent un fonds d'au moins 20 millions d'euros pour entrer au capital et/ou renforcer les fonds propres de leur clientèle d'entreprises en difficultés. Baptisé "Rebondir Nouvelle-Aquitaine", ce fonds d'investissement régional sera piloté par Galia Gestion.Soutenir le tissu économique régional face aux multiples conséquences économiques de la crise sanitaire du Covid-19 : c'est l'objectif du fonds professionnel de capital investissement (FCPI) "Rebondir Nouvelle-Aquitaine" lancé conjointement par La Banque populaire Aquitaine Centre Atlantique (BPCA) et la Caisse d'épargne Aquitaine Poitou Charente (CEAPC) ce 12 novembre. Piloté par Galia Gestion, une filiale de Natixis, ce fonds sera doté d'au moins 20 millions d'euros par les deux filiales régionales du groupe BPCE.
Ce nouvel outil vise à soutenir et à relancer les sociétés clientes des deux banques dont la situation jugée saine avant la crise s'est fortement dégradée depuis. "Cela se fera par l'acquisition de participation au capital ou par la consolidation de fonds propres et quasi fonds propres via des interventions en haut de bilan afin de permettre la poursuite de l'activité. Cet investissement se fera pour des besoins compris entre 500.000 et deux millions d'euros", indiquent la BPACA et la CEAPC.
La cible prioritaire : la PME
"Notre cible prioritaire c'est vraiment la PME. L'idée est de cibler parmi nos clients des entreprises saines avant la crise mais confrontées à des difficultés certaines ces dernier mois et dont nous sommes convaincus de la capacité de l'équipe dirigeante à les surmonter", explique à La Tribune Christian Chapothin, le directeur général adjoint de BPACA.. "Et si les fonds propres nécessaire s'avéraient supérieurs à deux millions d'euros, on pourrait s'associer à d'autres acteurs", ajoute-t-il.
"Dans ce cadre, les investissements de ce fonds peuvent s'envisager dans la durée pour un accompagnement de sept à dix ans sans aucun problème dans la cadre de la relation avec nos clients. Il ne s'agit pas de faire un aller-retour capitalistique", précise Patrick Dufour, membre du directoire en charge de la banque de développement régional CEAPC. Aucun dossier n'a encore été instruit à ce stade mais les deux établissements bancaires s'attendent à des demandes d'entreprise du secteur du tourisme, de l'aéronautique, du transport ou encore de l'industrie et de la viticulture.