La Banque des territoires s'inquiète pour le logement social en Nouvelle-Aquitaine

Pierre Cheminade
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Philippe Ruault

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"Nous sommes actionnaires de plus de 110 sociétés en Nouvelle-Aquitaine dans le domaine du tourisme, de l'aménagement ou de l'énergie. Notre mission c'est d'accompagner le développement territoriale par l'investissement public auprès des collectivités, des bailleurs sociaux et des sociétés privées", a rappelé Patrick Martinez, le directeur régional de la Banque des territoires en Nouvelle-Aquitaine, lors du bilan de l'année 2020 présenté le 29 avril dernier. Un exercice particulier au cours duquel la Banque des territoires "a accompagné la gestion de la crise de mars à septembre avant d'accompagner la relance économique à partir du mois de septembre".
Concrètement, cela s'est traduit par l'engagement au niveau national de 7,8 milliards d'euros de fonds propres, soit 30 % de l'enveloppe cible de 26,3 milliards d'euros débloquée par la Banque des territoires. "Il n'y a pas d'enveloppe régionalisée, les montants engagés dépendent de la mobilisation des acteurs de chaque territoire", a insisté Patrick Martinez. A titre d'exemple, la Banque des territoires a déjà engagé en Nouvelle-Aquitaine 21,7 millions d'euros dans la transition énergétique, dont la centrale de Labarde, 21 millions d'euros dans le tourisme, 12,9 millions d'euros dans les professionnels de la justice, 5,2 millions d'euros dans la santé et le médicosocial, 3,5 millions d'euros dans l'habitat, et entre 3 et 5 millions d'euros dans le soutien foncier aux commerces de centre-ville.
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S'y ajoutent ses interventions plus traditionnelles avec 86 millions d'euros de prêts aux collectivités locales et à leurs satellites dont 16,4 millions d'euros pour le programme "Action cœur de ville" qui concerne 22 villes moyennes de Nouvelle-Aquitaine. "Cela permet de financer des foncières pour soutenir le commerce en centre-ville et centre-bourg via l'aide à l'installation de commerçant, l'acquisition de locaux, le financement de travaux mais aussi la vente ou la location de longue durée", précise Patrick Martinez. Dans la même logique, 197 territoires néo-aquitains comptant des villes de moins de 20.000 habitants sont aidés par le programme "petites-villes de demain".
Pierre Cheminade