LA TRIBUNE - Quel est l'approche défendue par eShard au sein du vaste champ de la cybersécurité ?
HUGUES THIEBEAULD - Il s'agit de la sécurité "in depth", en profondeur, qui consiste à considérer que la sécurité d'un objet connecté est constituée de plusieurs couches successives dont la première est sa puce électronique qui doit comporter des éléments de cryptographie. Cette première couche est essentielle puisque c'est à partir de là que l'on tisse l'ensemble de la sécurité de l'objet ou du système concerné. Dans cette perspective, notre marché c'est celui de l'IoT (internet of things), des objets connectés, et au sein de ce marché nous ciblons les semi-conducteurs. En clair, notre enjeu de donner les moyens à nos clients, grâce à des logiciels et notre expertise, de s'assurer que leurs outils de cybersécurité sont bien là et fonctionnent bien, que ce soit au niveau de la puce, du logiciel et de l'objet lui-même. Concrètement, on fournit à nos clients, qui sont des grands noms de la tech tels que Google, Thales, Visa ou Qualcomm, une suite logicielle qui leur permet de tester leurs puces par rapport aux myriades d'attaques potentielles.
Dans la même logique, on a lancé en décembre dernier une application en Saas (software as a service / logiciel sur abonnement) pour cibler les applications mobiles avec le même principe : s'assurer que la sécurité de l'application est là et fonctionne bien ! Et pour cela on se met dans la position d'une attaque pour vérifier si l'application réagit correctement. Enfin, la 3e activité concerne l'objet connecté lui-même avec une couche logicielle qui vient vérifier que cet objet fonctionne bien.