LA TRIBUNE - Depuis quand êtes-vous engagé dans une démarche EFC ?
Jean-Pierre BOUCHILLOU - J'ai commencé à me poser des questions sur l'avenir de l'entreprise quand les smartphones se sont massivement déployés, avec pléthore d'applications météo gratuites. Aujourd'hui on accède gratuitement aux services météo, et on trouve ça naturel ! Et en parallèle, la moitié de l'économie mondiale est impactée par la météo donc il y a une totale décorrélation entre le prix du service proposé et son impact sur la société. Je pressentais déjà il y a une dizaine d'années qu'il fallait changer de modèle parce que nous étions pris dans un effet de ciseaux : il fallait à la fois financer la R&D pour gagner en performance, et en même temps, faire face à une forte baisse des prix. Mais c'est véritablement en assistant à une conférence de Christophe Sempels, le "prêtre" de l'EFC en France, organisée par le Centre des jeunes dirigeants d'entreprises il y a cinq ans, que j'ai eu le déclic.
Comment s'est traduit ce déclic : en quoi consiste la démarche EFC chez Previmeteo ?