A Bordeaux comme ailleurs, toujours plus de startups, et plus largement d'entreprises, voient les développements de leurs projets numériques être freinés, retardés ou tout simplement annulés... faute de trouver des profils techniques disponibles pour les réaliser. "Aujourd'hui, très clairement, on refuse des projets parce qu'on n'est pas suffisamment staffés pour être capable de les mener dans les temps", atteste cette développeuse, cheffe de projet au sein d'une grande entreprise régionale de services numériques. A l'autre bout de la chaîne, après de longs mois de recherches infructueuses, Mathilde Le Roy, la dirigeante de la startup bordelaise Kazoart, a dû se résoudre cet été à recourir à un prestataire offshore pour mener certains développements de sa marketplace d'œuvres d'art en ligne. Et jusqu'à présent la cheffe d'entreprise en est plutôt satisfaite :
Cette solution reste un plan B puisque Kaozart recherche toujours à recruter un développeur en interne. Mais cette solution de l'offshore est loin d'être un cas isolé à Bordeaux comme ailleurs : avec la mondialisation du marché des développeurs, des professionnels bordelais travaillent pour des entreprises étrangères et inversement.