Il devait y avoir un avant et un après. En six mois, la promesse d'apaisement semble tenue. Le 1er novembre dernier, seuls six opérateurs de micro-mobilité, sélectionnés parmi une vingtaine de candidatures, étaient autorisés à poursuivre l'exploitation de véhicules en libre-service sur Bordeaux Métropole. Aujourd'hui, les lauréats et les représentants de la Métropole interrogés par La Tribune se satisfont à l'unisson de la mise en application de la réglementation sur l'un des périmètres les plus vastes de France avec 24 communes.
« Les règles étaient très claires et nous sommes satisfaits à 100 % du cadre construit par la collectivité », indique sans retenue Guillem Leroux, responsable des affaires publiques de Pony, opérateur des vélos deux places à Bordeaux. Abolie l'époque du stationnement sauvage sur la voie publique et la multiplication du nombre de trottinettes et vélos sur la ville de Bordeaux. Bien qu'il y ait désormais davantage de véhicules avec un plafond fixé à 3.500 unités, la réglementation prime désormais sur la guerre commerciale et impose aux opérateurs de répartir leur flotte sur les communes métropolitaines. Mais derrière l'entente cordiale, les lauréats sont en réalité bridés par un cadre encore en construction.
« On ne parle plus de free-floating mais de semi-floating. » Comme l'évoque la conseillère métropolitaine en charge des mobilités alternatives, Isabelle Rami, la réglementation a apporté un tournant : la fin du stationnement sauvage. Les ilots délimités sur d'anciennes places de parking ou autour de carrefours font désormais loi. « Il y a une nette amélioration par rapport à la situation initiale », observe l'élue, avançant que la part des véhicules mal stationnés est tombée à moins de 10 %.