À la Conciergerie solidaire, une levée de fonds pour viser de nouveaux marchés

Maxime Giraudeau
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La Conciergerie Solidaire a été créée au sein de l'écosystème Darwin à Bordeaux en 2010.
DR

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La Conciergerie Solidaire a été créée au sein de l'écosystème Darwin à Bordeaux en 2010.
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En 2018, La Conciergerie solidaire avait bouclé sereinement sa première levée de fonds sur un modèle économique déjà rentable. Depuis, le baromètre de l'investissement s'est quelque peu affolé. « Les deals qui se faisaient en six mois avant se font en dix huit mois maintenant et pas que dans l'ESS. Non pas qu'il n'y ait pas d'argent, mais le contexte économique fait peur à tout le monde ! », raconte Sylvain Lepainteur.
Le président-fondateur de l'enseigne de services du quotidien en entreprises, tiers-lieux et quartiers est sur le point de boucler un long parcours de levée de fonds débuté il y a bientôt dix-huit mois. A date, il dit avoir trouvé un peu plus de la moitié du 1,3 million recherché et ce auprès d'un fonds à impact ainsi que d'un business angel. Doivent encore entrer dans la danse le Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine et les investisseurs participatifs de Sowefund appelés depuis le 10 janvier. Un dernier levier qui pourrait rapporter entre 300 et 500.000 euros espère la Conciergerie.
Un argent frais qui arrive pour une société rentable et doit lui permettre à d'essaimer. D'abord via ses filiales déjà implantées dans les grandes villes, qui vont recruter des commerciaux en région, et aussi en engrangeant 30 nouvelles affiliations d'ici 2030. Un modèle basé sur une adhésion annuelle pour ces lieux qui emploient des salariés en insertion.
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Côté numérique, La Conciergerie doit mettre le paquet sur une nouvelle version de son logiciel d'organisation pour capter de nouveaux clients. Et ça dans des secteurs particuliers. « Il y a ce qu'on appelle l'hospitality : les appels d'offre de foncières qui cherchent des opérateurs comme nous pour gérer l'intendance de leur site plus l'animation de la communauté. C'est un coach le midi pour aller courir, des conférences, des ateliers, des afterworks. Il faut que les gens développent une expérience d'utilisation sur le lieu où ils travaillent », vise le dirigeant au sujet des coworkings et tiers-lieux notamment. L'autre segment ce sont les chantiers. Les donneurs d'ordre dans leurs appels d'offre demandent qu'on gère le chantier avec les voisins : la médiation, la sécurité, les connexions au compteur électrique, des zones de gestion des déchets, l'entretien de la base vie... »
Maxime Giraudeau
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