DNVB, influenceurs, concurrence chinoise : Dynvibe scrute les tendances de consommation

Pierre Cheminade
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Nicolas et Anne-Cécile Guillemot, les cofondateurs de Dynvibe.
Aurore Trelaun Photographe

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Nicolas et Anne-Cécile Guillemot, les cofondateurs de Dynvibe.
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Quel est le point commun entre Disney, L'Oréal, Adidas, les Vins de Bordeaux, Martell, Bic, Decathlon ou encore Yves Rocher ? Toutes ces marques installées et mondialement reconnues ont eu recours au service de Dynvibe pour collecter et analyser le bruit généré sur internet par les consommateurs et influenceurs de leurs marchés respectifs. Cette PME fondée en Australie en 2009 par Anne-Cécile et Nicolas Guillemot est discrètement installée à Pessac, près de Bordeaux, depuis 2015. Rentable et autofinancée depuis ses débuts, cette société de 45 salariés et 85 analystes partenaires opère sur un marché global, celui de la social media intelligence.
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« Il s'agit de collecter et d'analyser les données produites sur internet en hybridant trois sources principales : les réseaux sociaux, les influenceurs et leaders d'opinion, et les recherches effectuées, par exemple, sur Google et Amazon », explique Nicolas Guillemot. Un savoir-faire que Dynvibe a particulièrement aiguisé dans les domaines de la beauté, du cosmétique, du luxe qui pèsent 80 % des quatre millions d'euros de chiffre d'affaires de l'entreprise. Et après avoir signé avec le Sud-coréen Amorepacific fin 2023, Dynvibe veut accélérer à l'international et sur le secteur de la santé pour viser dix millions d'euros de chiffre d'affaires annuel d'ici trois ans. « Après une phase d'évangélisation où on a légitimé et professionnalisé nos outils, on est désormais face à un marché plus mature : les grandes marques et les instituts d'études traditionnels ont compris la pertinence du social media intelligence », avance Anne-Cécile Guillemot.
Pierre Cheminade