Girondins de Bordeaux : trouver 42 millions d'euros ou disparaître
Latribune.fr avec AFP

Gérard Lopez n'écarte pas le scénario d'une disparition du Football club des Girondins de Bordeaux.
Capture d'écran
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Gérard Lopez n'écarte pas le scénario d'une disparition du Football club des Girondins de Bordeaux.
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Il était resté muet depuis le mois d'octobre 2023, laissant la place aux doutes et aux rumeurs. Mais la rétrogradation administrative du club en National, prononcée à titre conservatoire le 10 juillet, puis l'échec des négociations avec le potentiel repreneur qu'était le fonds Fenway Sport Group, le 16 juillet, l'ont contraint à prendre la parole à cinq jours d'une échéance qui pourrait bien s'avérer fatale pour les Girondins de Bordeaux. Gérard Lopez, le propriétaire du FCGB depuis 2021, est sorti du silence dans un entretien à l'AFP dans lequel il admet que « la situation est grave », que le club de Ligue 2 se trouve « dans une situation critique » et que le scénario « de sa liquidation et sa disparition » est bien sur la table.
« Quand on l'a repris [en 2021, NDLR], le club avait 100 millions d'euros de dettes, une perte de 80 millions par an. On a investi 60 millions d'euros au total, ce qui est énorme », rappelle l'homme d'affaires hispano-luxembourgeois avant de dépeindre le situation financière critique dans laquelle se trouve le club six fois champion de France :
Le propriétaire pointe aussi « les coûts de fonctionnement du club et surtout du stade Matmut Atlantique, entre le loyer annuel et les arriérés (42,5 millions d'euros estimés) ».
Les discussions avec Fenway Sports Group ressemblait fortement à l'opération de la dernière chance et Gérard Lopez ne semble plus se faire d'illusion sur l'avenir du club. Le propriétaire évoque trois scénarios sur lesquels il travaille : « trouver un partenaire de dernière minute » ce qui semble extraordinairement difficile d'ici le 23 ou le 24 juillet, date de la prochaine audition en appel devant le gendarme financier du football français ; « la liquidation et la disparition du club » ; « le sauvetage du club avec passage dans des divisions plus inférieures, en se donnant deux-trois ans de pause pour reconstruire ». L'entrepreneur exclut donc de remettre au pot pour équilibrer le budget.
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Mais face à la menace de la disparition d'un club fondé en 1881, Pierre Hurmic, le maire de Bordeaux, a souhaité replacer Gérard Lopez devant ses responsabilités : « Bordeaux ne peut pas se résoudre à voir son club historique relégué en National. Sa survie est désormais entre les mains de Gérard Lopez, à qui je demande de garantir son avenir ». De leur côté, les supporters des Ultramarines ont lancé un nouvel appel de détresse : « Face à la gravité de la situation, nous ne pouvons plus nous contenter de tirer la sonnette d'alarme. Nous appelons à l'aide. Un message de détresse destiné à qui veut bien l'entendre. À qui le peut. Il faut sauver notre club ».
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