Le téléphone sonne. « Oui, bien sûr, vous pouvez venir, la vallée d'Aspe est accessible. Vous ne pouvez juste pas traverser la frontière », explique Christelle Chaumet, à l'accueil de l'office de tourisme de Bedous, petit village situé à l'entrée de cette vallée pyrénéenne à une heure de route de Pau. Depuis les intempéries survenues dans la nuit du 7 au 8 septembre dernier, qui ont touché quatre villages - Cette-Eygun, Etsaut, Urdos et Borce- et surtout ravagé la route nationale 134 menant vers l'Espagne, la question est quotidienne.
« Beaucoup ont vu le trou béant dans la nationale à la télévision ou dans les journaux, mais ne situent pas vraiment l'endroit. Heureusement peu d'établissements ont été inondés directement, mais tous les acteurs du tourisme de la vallée ont ressenti l'effet. Aussi bien les organisateurs d'activités que les hébergeurs et restaurants accueillant les randonneurs, sur le chemin de Saint-Jacques et du GR 10 entre autres, les visiteurs du fort du Portalet (Etsaut) ou encore de la gare espagnole de Canfranc », souligne sa collègue Laurence Claveranne. Malgré une campagne de communication mise en place rapidement, l'agence départementale du tourisme fait état d'une baisse moyenne de 25% de l'activité en vallée d'Aspe.