Chaque année en France, un enfant sur 2.500 naît avec l'une des maladies de Charcot-Marie-Tooth (CMT), maladies neurodégénératives génétiques qui affectent les nerfs des jambes et des bras. Elles ne doivent pas être assimilées avec la maladie de Charcot ou sclérose latérale amyotrophique dont les symptômes sont plus invalidants et dont la prise en charge vient de faire l'objet d'une proposition de loi adoptée définitivement le 10 février.
En réalité, le sigle CMT désigne un ensemble de neuropathies périphériques qui affectent 310.000 personnes diagnostiquées en Europe et sur le continent nord américain. « On se focalise sur la CMT1A, la plus commune de ces maladies héréditaires représentant 55 % des cas, précise Laurent Richebourg, président de Curlim. Les patients sont affectés par des troubles moteurs dès l'enfance et il n'y a pas de traitement. » Cette maladie rare serait sous-diagnostiquée en Europe, aux États-Unis et ailleurs dans le monde.
Pour apporter une solution aux patients, la start-up, créée en février 2024, vient de lever 1,5 million d'euros pour moitié auprès du nouveau fonds d'amorçage régional Aquiti Gestion (Aquiti Venture Amorçage 1) et de NACO (Nouvelle-Aquitaine Co-Investissement). La seconde moitié étant composée de fonds des fondateurs, de la famille et d'amis.