Aéronautique et défense : le virage sous contrainte de GT Logistics
Emmanuel Langlois
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L'entreprise de 1 300 salariés est installée à Bassens, dans la métropole bordelaise.
GT Logistics
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L'entreprise de 1 300 salariés est installée à Bassens, dans la métropole bordelaise.
GT Logistics
Le coup a été dur à encaisser pour GT Logistics. L'an dernier, après huit ans de collaboration, certes parfois difficile au début, Lidl, son plus gros client dans le secteur, décidait brutalement de mettre fin à son contrat, laissant 70 employés au tapis. « C'est un coût social très élevé, on a été stoppés net dans notre élan, regrette Frédéric Ruppli, président de GT Logistics.
Lidl a décidé du jour au lendemain d'internaliser l'activité que le géant allemand du discount confiait jusqu'alors à GT Logistics, à savoir le retour des invendus non-alimentaires de ses magasins français. « La grande distribution est allée trop loin dans l'extraction de la marge, essayant de garder pour elle le peu de valeur qu'il restait », constate, amer, le dirigeant.
La société entend donc aujourd'hui se tourner encore davantage vers le secteur de l'industrie, jugé prometteur par ses dirigeants. Il représente aujourd'hui déjà les trois quarts de son chiffre d'affaires, en particulier la défense (16%) et l'aéronautique. Le cap vient d'être fixé pour les cinq ans à venir, jusqu'en 2030.
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« Prenons par exemple Safran Power Unit à Toulouse. Nous travaillons avec eux sur des systèmes de propulsion et leurs prévisions de croissance sont de doubler l'activité dans les trois à cinq ans, assure Frédéric Ruppli. Pour permettre au groupe d'absorber ce pic de croissance, nous participons même à un projet de reconfiguration de toute l'usine avec un ingénieur à mi-temps que nous mettons au service du client. Notre métier est de faire en sorte qu'il y ait les bonnes pièces et les bons composants au pied de chaque machine. »
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