Quelles solutions pour favoriser le logement et donc l'emploi ?

La Tribune Bordeaux

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Faciliter l'accès au logement pour favoriser l'emploi : l'événement organisé en début de semaine par Action Logement en partenariat avec La Tribune, a permis de faire le point sur ce sujet brûlant dans les zones denses où l'accès à l'habitat est de plus en plus complexe, comme sur la métropole bordelaise, autant que dans des territoires plus isolés.
Gérant paritairement la participation des employeurs à l'effort de construction (PEEC), Actions Logement agit autour de deux axes : construire et financer des logements sociaux et intermédiaires en priorité dans les zones tendues, et accompagner les salariés dans leur mobilité résidentielle et professionnelle à travers une batterie de services et d'aides. Elle détient 500 filiales immobilières dont 72 entreprises sociales pour l'habitat (ESH) et capitalise sur un parc d'un million de logements. Ces éléments ont été rappelés par Philippe Déjean, président du Comité régional d'Action Logement en Nouvelle-Aquitaine, précisant qu'Action Logement avait profondément changé au 1er janvier 2017, avec le regroupement sous cette seule marque des 20 CIL qui assuraient précédemment la collecte de la PEEC et la distribution d'aides et de services, et un redécoupage collant aux régions administratives. "Nous comptabilisons 35.000 salariés aidés, dont 5.600 en mobilité. Au moins 40 % des salariés auront un jour bénéficié d'une aide d'Action Logement", a ainsi précisé Philippe Déjean, précisant à juste titre que "tout ne peut pas être misé sur les métropoles" et que les territoires plus isolés ne devaient pas être négligés.
Président et dirigeant fondateur du cabinet de recrutement Territoires RH, Tony Lourenço a ensuite dressé un portrait équilibré de la métropole bordelaise, dont l'attractivité "cache les réalités de l'arrivée des cadres à Bordeaux". La problématique est désormais connue : dans le cadre d'une mobilité, le conjoint subit souvent "une année de passage à blanc" avant de retrouver du travail. Pour Tony Lourenço, "emploi et logement sont intimement liés et ce dernier peut clairement être un frein". La montée en flèche des prix de l'immobilier à Bordeaux génère un excentrage de la population qui, tout en travaillant dans la ville-centre, se retrouve à loger aux confins de la métropole voire au-delà, enchérissant d'autant les temps de trajet et le coût domicile / travail.
Marc Coquart, directeur logement Sud-Ouest du groupe La Poste, a par la suite posé sa problématique :
Eric Sarrat a lui aussi témoigné de son expérience. Le président de la société girondine GT Logistics a déjà une solide expérience de la difficulté à embaucher et a la capacité à toujours trouver de nouvelles voies. Il n'a par exemple pas hésité à recruter au bord des plages pour un nouveau site logistique créé à Biganos :
Le dirigeant tente actuellement de mettre en œuvre un modèle original à Annecy, où là aussi le coût du logement devient exorbitant. Pour le patron de GT Logistics, présent sur 35 sites industriels de ses clients et comptant 1.000 collaborateurs en cette fin d'année :
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De son côté Jean-François Leu, directeur de la délégation régionale Action Logement Nouvelle-Aquitaine, a insisté sur la nécessité d'anticiper ces questions de mobilité et de logement tout en rappelant "la capacité d'Action Logement à mettre en place des plans d'action spécifiques". Il a également fixé le cap : "Le développement du logement social, intermédiaire et en plus temporaire. Nous devons tendre vers plus de réactivité. L'objectif à long terme est d'augmenter nos capacités." Pas n'importe où :
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