Pourquoi Suez s’intéresse à la transition énergétique

Jean-Philippe Déjean

Jean-Philippe Déjean
Avec Astria, son incinérateur implanté à Bègles (Gironde), le groupe Suez, qui assure par ailleurs notamment l'adduction d'eau et l'assainissement à Bordeaux Métropole, produit 140 millions de kilowatts d'électricité par an. Générée grâce à la chaleur produite par l'incinération des déchets, cette énergie représente la production électrique correspondant aux besoins de 70.000 habitants précise-t-on à Suez. Astria se trouve dans le périmètre du futur quartier Euratlantique, qui va s'étendre sur les communes de Bègles, Bordeaux et Floirac. Un chantier auquel s'intéresse Suez. Astria injectera des calories dans le futur quartier dès que le réseau de chaleur qui doit l'alimenter sera achevé. Astria va ainsi flécher l'énergie correspondant à la consommation de 3.700 habitants en direction d'Euratlantique.
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La participation et l'intervention de Suez aux 18es Assises européennes de la transition énergétique, à Bordeaux, n'ont rien d'anecdotiques. Pour Philippe Maillard c'est même une évidence. "C'est un rendez-vous qui prend de l'importance car il met en avant les solutions. C'est une manifestation qui s'installe dans le paysage", juge le patron du recyclage et de la valorisation des déchets à Suez, pour qui la fixation d'un prix du carbone s'impose comme la prochaine étape essentielle pour la filière, ne serait-ce que pour donner un coup d'accélérateur au recyclage.
Jean-Philippe Déjean
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