GM&S Industry : Emmanuel Macron dans les pas d’Alain Rousset ?

Jean-Philippe Déjean

Jean-Philippe Déjean
"Le cabinet du président de la République a toute l'information sur la table. Si le gouvernement intervenait sur le dossier de GM&S Industry ce serait un signe fort pour le nouveau quinquennat car la solution de ce dossier est à portée de main" assure Alain Rousset, président (PS) de la Nouvelle-Aquitaine. Depuis plusieurs jours les salariés de cette entreprise sous-traitante de l'automobile située à La Souterraine, en Creuse (Nouvelle-Aquitaine), défraient la chronique en menaçant de faire sauter leur outil de travail à l'aide de bombonnes de gaz si aucune solution n'est trouvée pour assurer l'avenir de GM&Industry.
Depuis la loi Notre (Nouvelle organisation du territoire de la République), la Région est en charge de l'économie et lors de sa rencontre avec les journalistes, ce lundi matin, Alain Rousset n'a pas manqué de rappeler qu'il s'est rendu dans les locaux de GM&S Industry il y a une dizaine de jours déjà, et que c'est grâce à l'action régionale que GM&S Industry a pu financièrement tenir le coup jusqu'ici.
Si le nouveau président de la République, Emmanuel Macron, n'a pas encore de gouvernement les services de l'Etat n'ont pas désarmé et le préfet de Région, Pierre Dartout, qui coordonne à Bordeaux le comité de suivi de Ford Aquitaine Industries, organise cet après-midi une réunion de crise consacrée à GM&S Industry à la préfecture de la Creuse, à Guéret. Comme lors des comités de suivi de Ford Aquitaine Industries, quand les dirigeants de Ford Europe font le déplacement à Bordeaux, au moins deux cadres dirigeants représentant les donneurs d'ordre devaient se rendre au début de cet après-midi à Guéret : Bruno Moustacchi, patron du redéploiement des fournisseurs chez Renault, et Gilles Testu, patron des achats et des relations avec les fournisseurs à PSA.
Participaient aussi à cette réunion les représentants syndicaux de l'entreprise, Francis Wilsius, conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine délégué aux restructurations économiques et à la sécurisation des parcours professionnels, Eric Correia, conseiller régional, et sans doute un représentant du repreneur éventuel. Pour Alain Rousset le sujet n'est plus financier mais désormais industriel.
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"Les mots de Macron, sur la colère exprimée par le vote lors de l'élection présidentielle, me donnent confiance. Parce que j'entends cette colère mais aussi ses causes. Les salariés ont accroché des bouteilles de gaz mais je ne pense pas qu'ils soient allés aussi loin que ce que certains affirment. Parce qu'ils m'ont montré qu'ils sont attachés à leur outil de travail" démystifie le président de Région qui, malgré les risques, fait confiance au bon sens des salariés.
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Jean-Philippe Déjean