250 salariés mobiles recherchés par GT Logistics

Jean-Philippe Déjean

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Entre 2016 et 2017 le chiffre d'affaires de GT Logistics (groupe GT), qui assure l'externalisation des fonctions logistiques de ses clients, a vu son chiffre d'affaires grimper de près de +10 % (de 53 à 58 M€). Une année de forte croissance qui a généré d'importants besoins de main d'œuvre. L'entreprise girondine, installée à Bassens, dans la zone portuaire de Bordeaux Métropole, a multiplié les bons résultats commerciaux en 2017, à commencer avec le groupe automobile PSA qui a en particulier confié à GT Logistics la gestion de son stock de pièces détachées, à Vesoul (Haute-Saône), en Bourgogne, ainsi que le site de Versailles Motor Sport.
A Versailles Satory, où PSA a créé un centre d'excellence pour la course automobile, GT Logistics recherche des profils de passionnés.
Le 23 avril le président de l'entreprise se donnait 48 heures pour finir de recruter dans ce site, mais peut-être qu'il reste encore des places...
"D'emblée il s'agira de contrats à durée indéterminée, les recrutés seront formés, logés, et si nécessaire nous leur fournirons un vélo !" soulignait-il, expliquant qu'être commis de cuisine n'était absolument pas un problème pour se porter candidat.
Un des enjeux majeurs pour GT Logistics est d'être capable d'assurer une primo-externalisation. Parce que dans ce cas l'entreprise qui externalise la fonction logistique recase d'abord, dans la majorité des cas, ses salariés en interne.
"Il nous est arrivé d'avoir deux mois en plein été pour reconstituer toute une équipe de 150 personnes" illustre Eric Sarrat. En plus des primo-externalisations GT Logistics conquiert aussi des marchés qui étaient détenus par d'autres, comme c'est arrivé en 2017 avec Isover (groupe Saint-Gobain) à Chemillé (Maine-et-Loire) ou au Tréport (Seine-Maritime) avec Einea (électronique).
Avec la forte croissance de l'activité enregistrée en 2017 le recrutement de salariés est devenu une priorité stratégique pour GT Logistics. Mais si Eric Sarrat tire la sonnette d'alarme et entend faire savoir que son entreprise doit rapidement recruter 250 salariés, il ne se plaint pas d'avoir des problèmes de riche.
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"Je ne vais pas me plaindre, c'est une chance à saisir. Mais quand même nous avons une extrême difficulté pour recruter, former, etc." souligne Eric Sarrat.
Car non contente d'avoir de gros besoins liés à son mode de fonctionnement, la société girondine doit faire face à des zones de très haute tension sur l'emploi, comme c'est le cas à Versailles Satory mais aussi à Annecy (Haute-Savoie), une zone qui n'est pas que touristique et où GT Logistics a remporté l'an dernier un important marché avec la société NTN-SNR, qui gère une plateforme de 12.000 m2 dévolue à la distribution de pièces automobiles en Europe.
Ce dernier ne cache pas que les professionnels de la mission, les intérimaires endurcis en quelque sorte, préfèrent conserver leur statut et leurs primes plutôt que de rejoindre GT Logistics : "Ca leur ferait perdre de l'argent" admet le président. GT a beau avoir une politique d'intéressement et de formation très dynamiques, avec des perspectives d'évolution attractives, le montant de la paie reste un paramètre important et GT Logistics se montre précautionneux en la matière.
L'accès au logement constitue l'autre versant décisif du recrutement. Au point que GT Logistics, qui dispose depuis des années d'un groupe d'intervention façon GIGN mais sans les pistolets, lance sur le terrain des commandos de recrutement.
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"Le premier boulot c'est de trouver un logement. Parce que le logement c'est 50 % du recrutement" éclaire Eric Sarrat. En 2018 le président de GT Logistics, qui codirige le groupe familial GT avec son frère Michel, estime que sa filiale va réaliser 68 M€ de chiffre d'affaires. Activité qui va être elle-même gonflée par une opération financière dont Eric Sarrat n'a pas voulu détailler le montage et qui va rajouter 12 M€ de chiffre d'affaires, soit un total prévisionnel de 80 M€. Le début d'un grand bond en avant ?
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