Ford Aquitaine Industries : Ford repousse au 10 décembre sa décision sur la reprise de l’usine

Jean-Philippe Déjean

réunion
Agence Appa

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Comme de nombreux connaisseurs du dossier l'avaient pronostiqué, le groupe Ford Motor Company (FMC) a fait savoir ce mercredi 28 novembre qu'il reportait au 10 décembre la date de sa décision concernant le projet de reprise de Ford Aquitaine Industries (FAI) par le groupe Punch. FMC veut se retirer de sa filiale girondine, spécialisée dans la fabrication de boîtes de vitesses automatiques, et a lancé depuis plusieurs semaines un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) dont le parcours juridique touchera à son terme le 18 décembre prochain.
Si le PSE lancé par le groupe Ford est finalement retenu, il n'y aura pas de reprise de l'usine. C'est pourquoi le ministère de l'Economie et des finances, les services de l'Etat, les collectivités locales, les syndicats et le repreneur désigné, le groupe Punch, font le maximum pour convaincre Ford de céder l'usine au lieu de la fermer définitivement. Le groupe Punch, qui avait présenté au groupe Ford un premier business plan pour la reprise de FAI, a corrigé et amélioré sa copie.
Un nouveau projet de reprise que le constructeur automobile n'a pas vraiment jugé à la hauteur de son PSE.
La firme de Dearborn (banlieue de Détroit) confirme ensuite qu'il reste encore un peu de temps au groupe Punch pour faire mieux et proposer une troisième mouture du business plan. "Ford est prêt à envisager toute amélioration substantielle du business plan jusqu'au 10 décembre prochain", annonce ainsi le communiqué. Ce délai, les élus du syndicat CFE-CGC, membre avec FO et la CGT de l'intersyndicale de Ford Aquitaine Industries, sont convaincus que Ford pourra encore le pousser plus loin.
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Les prévisions font aujourd'hui état de la reprise de 400 salariés sur les 872 que compte l'entreprise, sachant que quasiment la moitié de l'effectif est éligible à la pré-retraite. Tout comme les autres syndicalistes, Jean-Michel Caille n'apprécie pas que Ford ait proposé un PSE plus avantageux que la moyenne et ne communique que là-dessus auprès des salariés. Laissant entendre à ces derniers que la poursuite de l'activité serait moins avantageuse que le PSE, voire franchement dangereuse.
Jean-Philippe Déjean