Ford Aquitaine Industrie : l’angoisse de la fermeture s’étend à Getrag Ford Transmission

Jean-Philippe Déjean

GFT Port Ouest
J. Philippe Déjean

Jean-Philippe Déjean

GFT Port Ouest
J. Philippe Déjean
Avec la mise en production depuis 2017 de la boîte de vitesses manuelle MX65, destinée aux petits modèles européens de Ford, soit une production annuelle de 550.000 unités pour une charge de production étalée sur 10 ans, les 1.262 salariés (en durée indéterminée, déterminée, intérimaires, détachés de FAI) de l'usine Getrag Ford Transmission (GFT), à Blanquefort (Gironde), n'ont en principe pas de soucis à se faire.
Pourtant l'annonce par le groupe Ford de la fermeture d'ici le mois d'août de l'usine Ford Aquitaine Industries (FAI), distante de quelques centaines de mètres de celle de GFT, commence à inquiéter certains salariés de GFT, à commencer par les adhérents de la CGT. Pendant des années ces deux unités de production ont été présentées par le groupe Ford comme des usines sœurs à la base d'un pôle automobile unique en Gironde, FAI fabriquant des boîtes de vitesses automatiques pour le marché américain et GFT des boîtes de vitesses manuelles pour l'Europe.
La situation a commencé à changer à partir de juillet 2015, quand le géant canadien Magna, équipementier lié à Ford à l'échelle mondiale, a pris le contrôle du groupe allemand Getrag. Sa filiale française Getrag Ford Transmission (GFT) est ainsi passée sous le pavillon de Magna. Avec l'arrivée de Magna, le concept des deux usines sœurs a cessé d'exister, les salariés de GFT sont devenus encore plus discrets que par le passé, tandis que la direction optait pour le silence radio. Malgré la séparation désormais affichée entre les deux usines, la réalité semble bien différente. C'est ce que le syndicat CGT de GFT a décidé de mettre en lumière.
Les cégétistes témoignent d'une inquiétude qui devrait prendre davantage de corps au fur et à mesure que la date de la fermeture définitive de l'usine FAI va se rapprocher.
Avant de lancer un début d'appel en direction de la direction du groupe Ford mais aussi des services de l'Etat et des élus.
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Cette prise de position est d'autant plus frappante que, jusqu'à présent, les syndicats de GFT ne se sont, dans le meilleur des cas, engagés qu'avec beaucoup de prudence dans le combat pour la défense de FAI.
Jean-Philippe Déjean