Pourquoi SNCF Réseau a choisi Bègles pour implanter un grand campus de formation
Hélène Lerivrain
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

SNCF Campus
Le cabinet d’architectes A +
Hélène Lerivrain
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

SNCF Campus
Le cabinet d’architectes A +
Le gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire, SNCF Réseau, a lancé un grand projet de refonte de son modèle de développement des compétences. C'est dans ce cadre qu'est prévue la construction de trois gros campus de formation modernes en France pour remplacer une vingtaine de petits sites. A Nanterre, les locaux existants seront agrandis. De nouveaux bâtiments seront en revanche livrés à Saint-Priest dans le Rhône et à Hourcade sur la commune de Bègles dans la métropole bordelaise.
La décision d'y implanter un campus a donc été prise en 2018. Les travaux débuteront mi-2020 pour une ouverture prévue fin 2021. Montant de l'investissement à Bègles : 46 M€. Au total, cela représente 100 M€ pour les trois sites.
En Gironde, le campus s'étendra sur une surface totale de 20.000 m2, dont 12.000 réservés au bâti à haute performance environnementale qui a été conçu et sera construit par le groupe GSE basé à Avignon. A l'intérieur : des locaux de formation, de l'hébergement, des espaces tertiaires, de restauration, mais surtout des espaces modulables. "Cela faisait partie du cahier des charges", assure Véronique Quitton, directrice du développement à GSE.
Un plateau technique extérieur est également prévu sur 6.000 m2. "Les agents ne peuvent pas s'essayer sur des installations existantes pour des raisons de sécurité. Pour acquérir les gestes techniques, nous avons donc besoin d'un plateau technique. Ici, à Bègles, comme sur les deux autres campus, nous aurons pour la première fois des sites complets avec toutes les spécialités techniques dont nous avons besoin", explique Brigitte Capponi.
En moyenne 230 stagiaires seront accueillis chaque jour à Bègles pour une cinquantaine de formateurs permanents auxquels il faut aussi ajouter 90 personnes qui seront en charge de la gestion du site. Brigitte Capponi parle sans difficulté d'une industrialisation de la formation qui permettra "une baisse des coûts. Nous aurons des sessions mieux remplies et des programmes optimisés."
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Hélène Lerivrain