Groupe innovant dans les systèmes de vision industrielle et la numérisation des livres de grande valeur, le groupe girondin i2S, qui vient de commencer à se diversifier dans la santé et la cosmétique, a vu son activité fortement bousculée par la pandémie de coronavirus. Le groupe compte sur les mesures d'accompagnement adoptées par le gouvernement pour rebondir.Après avoir fini l'année 2019 sur les chapeaux de roues, avec un chiffre d'affaires en hausse de +14,7 %, à 16,9 millions d'euros, et un résultat net en très forte hausse, le groupe girondin i2S, à Pessac (Gironde/Bordeaux Métropole), coté en bourse, n'a pas pu échapper aux effets négatifs de la stratégie du confinement anti-Covid-19. i2S a dû ainsi encaisser une chute brutale de son activité de -17,8 % sur un an, à 6,4 millions d'euros, à l'issue du 1e semestre 2020.
Ce groupe industriel spécialisé dans la vision articule son développement sur trois structures portées par la création de produits propres avec aussi une partie de négoce, en vision industrielle. Ces trois divisions sont i2S Vision, ou Solutions d'imagerie innovantes (Innovative imaging solutions), Numérisation de documents (Digibook), et Santé-cosmétique (Medcare). Cette dernière est très récente puisqu'elle n'est devenue opérationnelle que depuis le 1e janvier 2019.
Un premier trimestre 2020 en petite forme
I2S, qui emploie 65 salariés, s'est montré en petite forme dès le 1e trimestre, avec un chiffre d'affaires en baisse de -5,5 % sur un an, à 3,5 millions d'euros. C'est principalement la division i2S Vision, qui pendant des années a été une très grande force motrice du groupe, qui a marqué le pas au 1e trimestre, avec un recul d'activité très marqué, de -21,8 %, à 1,8 million d'euros. A l'inverse, la division DigiBook, qui a connu une longue période difficile, continue à se redresser et à enregistré une croissance de chiffre d'affaires de +16 % au 1e trimestre, à 1,4 million d'euros.
Dernière-née au sein du groupe, la division santé-cosmétique a poursuivi dans la phase initiale de décollage où elle se trouve encore, avec une croissance de +75,9 %, à 242.500 euros. Sans surprise le choc sanitaire sur l'économie a donné son maximum au 2e trimestre et envoyé i2S au tapis, avec un fort recul de son activité de -29 % sur an, à 2,8 millions d'euros. Forte baisse qui ne rime pas avec effondrement mais qui a été assez puissante pour n'épargner aucune des divisions du groupe.