GFT Blanquefort : l'intersyndicale déclenche un droit d'alerte
Jean-Philippe Déjean
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La boite de vitesse MX65, notamment fabriquée en Gironde, équipe quatre modèles, dont les Ford Focus.
Ford
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La boite de vitesse MX65, notamment fabriquée en Gironde, équipe quatre modèles, dont les Ford Focus.
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Le déclenchement du droit d'alerte à l'usine Getrag Ford Transmissions (GFT), à Blanquefort (Gironde/Bordeaux Métropole), qui était en passe de devenir une Arlésienne, est désormais validé depuis ce mercredi 14 octobre. Les syndicalistes s'étaient rapproché de cet objectif en juin dernier, bien avant l'annonce officielle de la fin de la coentreprise GFT -qui était déjà dans l'air-, avec une mobilisation générale dans le cadre d'une intersyndicale CGT, CFTC, FO, CFDT, CFE-CGC, qui a permis de faire connaitre les inquiétudes des salariés. Mais sans réussir à passer l'été.
Car c'est bien l'intersyndicale actuelle CGT, FO, CFTC, qui vient d'obtenir le lancement du droit d'alerte et qui avait appelé à 24 heures de grève le 9 septembre dernier. Naturellement ce retrait de la CFDT et de la CFE-CGC chagrine les autres syndicalistes, qui auraient aimés être encore plus forts. Les comptes 2019 de GFT viennent d'être communiqués aux représentants des salariés et un CSE (conseil social et économique) extraordinaire devait se tenir ce jeudi 15 octobre en début d'après-midi.
Rappelons que c'est le 28 août dernier que l'annonce de la fin de la coentreprise GFT, dont le siège se trouve à Cologne (Allemagne) et qui est commune au constructeur automobile Ford et à l'équipementier canadien Magna, a été faite.
L'usine girondine de GFT, qui emploie près de 900 salariés, fabrique des boîtes de vitesses MX65 dont la production devrait s'arrêter fin 2023. Mais à l'heure actuelle, comme ont pu le relever les syndicats, Magna n'a annoncé le lancement d'aucun nouveau projet industriel.
Or, comme il faut deux ans pour lancer ce type de projet et que les contours de la reprise totale de l'usine par Magna ne sont pas encore connus, l'intersyndicale a décidé d'y voir plus clair en déclenchant un droit d'alerte. L'intersyndicale réclame des informations sur "les bases financières et légales qui constitueront [la] nouvelle société", les risques associés ou encore les perspectives en termes de production et d'emplois.
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