France Relance : avec Staero, la mécanique de précision mène aussi aux loisirs (4/6)
Hélène Lerivrain
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Jean-Baptiste Faure, PDG de Staero à Bayonne.
Staéro
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Jean-Baptiste Faure, PDG de Staero à Bayonne.
Staéro
"Face à la crise, nous avions deux possibilités : licencier et baisser la tête en attendant que cela passe ou investir. Nous faisons le pari d'investir !". Jean-Baptiste Faure, directeur de Staero, à Bayonne, qui fabrique des pièces ou sous-ensembles mécaniques pour des donneurs d'ordre dans le secteur aéronautique civil et militaire, et en premier lieu Dassault Aviation, a donc monté un plan d'investissement de plus d'un million d'euros.
Staero qui conserve ses effectifs, soit 30 personnes, pour pouvoir être prêt au moment de la reprise, va ainsi acquérir une nouvelle machine, une tour multi-fonctions à 600.000 euros. "On passe un cran au dessus avec cette machine", assure Jean-Baptiste Faure. La société va également robotiser deux machines grâce à l'installation de bras. Elle va digitaliser l'entreprise pour faire disparaitre le papier et, de ce fait, mettre sur pied un plan de formation à 60.000 euros. La société prévoit aussi de décrocher la norme 14001 raisonnablement début 2022, indispensable pour être toujours là dans cinq ans. "Mais c'est logique, c'est dans l'ère du temps", reconnait Jean-Baptiste Faure.
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Objectif ? Se diversifier et ainsi proposer de nouvelles pièces à de nouveaux clients dans l'industrie en général mais pas uniquement. "Le tout, c'est que ce soit compatible avec mes machines, mon organisation. Il faut se poser la question de la compétitivité." Staero a ainsi commencé à se tourner vers le secteur des loisirs avec notamment la réalisation d'un putter de golf pour un premier client et un autre dans le domaine de la musique avec la fabrication de manches de violon. Des activités encore faibles en volumes mais prometteuses. "Plus on a de cordes à son arc, plus on est résistant en temps de crise. L'aéronautique restera un secteur important mais si nous pouvions passer de 80 % de notre activité à 50 % d'ici trois ans tous secteurs aéronautiques confondus ce serait bien", assure Jean-Baptiste Faure.
Hélène Lerivrain