Le groupe Lectra, dont Daniel Harari est PDG, est le leader mondial de la découpe de matériaux souples (cuir, tissus...) pour les marchés de la mode, de l'automobile (airbags) et de l'ameublement (tissus décoratifs). Malgré sa solidité, le groupe, qui est coté en bourse et emploie 2.500 salariés, a subi au 1er semestre 2023 les effets de la crise inflationniste, qui continue à secouer en particulier l'économie européenne.
Désormais bien implanté dans les tous les marchés mondiaux, de l'Amérique du Nord à la Chine en passant par l'Indonésie et le Vietnam, Lectra bénéficie d'une diversification territoriale qui lui permet de rebondir plus vite et de mieux encaisser les mauvais coups. Malgré tout, pour la première fois depuis des lustres le chiffre d'affaires de Lectra, dont le siège se trouve à Paris mais les structures opérationnelles (recherche et développement, fabrication des robots de découpe, show-room international...) à Cestas (Gironde), a enregistré une léger tassement à l'issue du 1e semestre 2023.
Alors que le groupe girondin avait généré pour 250,8 millions d'euros de ventes à l'issue du 1e semestre 2022, ce montant a été ramené à 239,6 millions d'euros au cours de la même période en 2023. Soit un recul de -4 %. Avec, dans le détail, une plus forte baisse de l'activité enregistrée au deuxième trimestre 2023 : -8 % à 115,9 millions d'euros. Ces derniers mois, l'activité du groupe a été prise entre le marteau d'une inflation encore galopante et l'enclume d'une hausse des taux d'intérêts destinée à freiner la croissance pour étouffer la flambée des prix.