Location de bateaux entre particuliers : levée de fonds record pour Samboat

Mikaël Lozano

Mikaël Lozano
Quatre startups françaises se disputent le marché de la location de bateaux entre particuliers. Avec cette levée de fonds d'1 M€, le double de son principal concurrent, Samboat montre les muscles et réaffirme qu'elle compte bien faire la course en tête dans l'Hexagone d'abord, puis rapidement au-delà. Son concept : mettre en relation des propriétaires de bateaux qui souhaitent réduire leurs frais lorsqu'ils ne s'en servent pas, c'est-à-dire en moyenne 355 jours par an, et des navigateurs qui veulent en profiter à un prix abordable quelques heures ou jours par an.
Après un premier tour de table de 250.000 € mixant une opération de crowdfunding et le soutien d'investisseurs privés, la startup bordelaise accélère avec un partenaire de choix qu'elle connaît bien puisqu'il s'agit de l'assureur qui a créé un produit sur-mesure pour ses clients plaisanciers : la Maif, via son fonds Maif Avenir, l'un des plus impliqués dans la consommation collaborative.
Samboat s'attend une croissance forte cette année, avec une activité multipliée par 3 voire 4 "malgré des mois d'avril, mai et juin horribles, la pluie ayant battu des records". La startup annonce proposer désormais 5.000 bateaux à la location sur sa plateforme, un chiffre qui a bondi récemment d'un coup :
Si certains professionnels de la location de bateaux refusent catégoriquement d'entendre parler de ces nouveaux entrants tels que Samboat, "d'autres ont compris que notre objectif n'était pas de leur prendre le marché mais au contraire de le rendre plus accessible et de redorer l'image quelque peu malmenée ces dernières années du nautisme, poursuit Laurent Calando. Nous avons d'excellentes relations avec certains acteurs qui deviennent nos ambassadeurs et en profitent."
Samboat apporte ainsi 50 % de son chiffre d'affaires à une société du Cap-Ferret d'embarcations semi-rigides.
Pas toujours simples au premier abord, les relations avec les autorités portuaires finissent généralement par s'apaiser.
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Samboat compte désormais profiter de cette levée de fonds pour aller taquiner les rivages étrangers. Le marché espagnol est en cours de développement, l'Italie, la Croatie, la Grèce suivront... La startup bordelaise va donc recruter une dizaine de personnes dans les prochains mois, essentiellement des country managers et des développeurs web pour refondre sa plateforme. L'équipe, qui a déjà doublé en un an, risque vite de se retrouver à l'étroit au Château numérique, à Bègles, sorte d'accélérateur auto-géré qu'elle partage avec 5 autres startups en croissance.
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L'équipe de Samboat, aujourd'hui composée d'une quinzaine de personnes, va s'agrandir avec une dizaine de nouveaux profils (Crédit photo Samboat)
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