Fabzat stoppe l'aventure

Mikaël Lozano

Mikaël Lozano
Créée il y a 5 ans à Bègles, à côté de Bordeaux, Fabzat proposait aux éditeurs de jeux vidéo un plugin permettant aux joueurs de commander directement des produits dérivés (des figurines notamment) en quelques clics, directement depuis le jeu en question. Figurines ensuite imprimées en 3D dans les ateliers de la startup puis expédiées partout dans le monde. Le 28 février dernier, l'aventure s'est arrêtée avec un placement en liquidation judiciaire. Derrière cet échec, "il y a principalement deux raisons", expose Florent Pitoun, fondateur de Fabzat :
La liquidation est donc arrivée. Fabzat a failli trouver un repreneur entre temps mais "cette société, qui levait entre 25 et 30 millions de dollars, a manqué son tour de table. On a donc préféré déposer le bilan." Depuis un autre acteur s'est manifesté. Une entreprise américaine réalisant 40 millions de dollars de chiffre d'affaires qui était à la recherche d'un module lui permettant de fabriquer à la demande. Précisément ce que propose Fabzat. Les logiciels, le matériel et certains contrats de la startup béglaise devraient être repris. "A la fin nous étions 7 à Bordeaux : tout le monde a retrouvé quelque chose, souligne Florent Pitoun. La joint-venture que nous avons créée en Chine n'est pas affectée et continue sa vie."
Forcément, l'heure est au bilan. Sur l'étagère des fiertés, Florent Pitoun range "le fait d'être parti, il y a 5 ans, d'un néant technologique et logiciel et d'avoir réussi en 10 mois à bâtir une offre qui marchait bien. La fierté aussi d'avoir constitué une belle équipe. Et le lancement de notre joint-venture en Chine, qui a pris beaucoup de temps." Un pays qui ne cesse de surprendre le dirigeant :
À lire également
Un regret ? "Se faire racheter par un éditeur de jeux vidéo aurait tué la valeur de Fabzat, qui justement proposait sa solution à de nombreux acteurs de l'industrie. Mais une reprise par un distributeur de l'univers du jeu vidéo aurait fait sens. Cela ne s'est pas fait car les distributeurs avaient leurs propres soucis à ce moment-là."
Mikaël Lozano