Plan d’investissement dans les compétences : 1,4 Md€ pour l'Occitanie

Le préfet de l'Occitanie Etienne Guyot, la ministre du Travail Muriel Pénicaud, et la présidente de Région Carole Delga, pour la signature du PIC à Perpignan
Emmanuel Grimault

Le préfet de l'Occitanie Etienne Guyot, la ministre du Travail Muriel Pénicaud, et la présidente de Région Carole Delga, pour la signature du PIC à Perpignan
Emmanuel Grimault
Le 29 mars, l'école régionale de la deuxième chance de Perpignan (1 300 jeunes formés), accueillait la signature du Plan d'Investissement dans les Compétences (PIC), piloté par le ministère du Travail. Ce pacte pluriannuel d'investissement dans les compétences, prévu sur la période 2019-2022, a été signé par la présidente de la région Occitanie, Carole Delga, et la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, entourées de partenaires institutionnels, industriels et associatifs.
Doté d'un budget global de plus de 1,4 Md€ (plus de 568 M€ apportés par l'Etat et 877 M€ par la Région), ce plan se focalise essentiellement sur la formation qualifiante et innovante des personnes les plus fragiles. Parmi les actions : la modernisation de l'outil et des pratiques pédagogiques, la mise en place d'un bus itinérant en zones rurales ou en quartiers prioritaires de la ville, la formation à distance sur les savoir-être dans les métiers du tourisme, ou encore la création d'un observatoire 4.0 en lien avec Microsoft et ATOS).
Carole Delga et Muriel Pénicaud ont évoqué la nécessité de travailler main dans la main pour lutter contre le chômage de masse à travers le développement des compétences.
Au niveau national, le PIC est financé à hauteur de 15 Mds € sur cinq ans. Il se donne comme objectif de former deux millions de personnes en situation de difficulté sociale et économique : un million de jeunes éloignés du marché du travail et un million de demandeurs d'emploi peu ou pas qualifiés.
À l'heure où de nombreux secteurs d'activité, certains stratégiques comme l'aéronautique, peinent à recruter à hauteur de leur besoins faute de profils qualifiés (entre 300 000 et 400 000 emplois restent non pourvus chaque année en France, dont 15 000 en Occitanie), le PIC ambitionne de résoudre ce problème en adaptant les formations aux compétences recherchées par les entreprises. Ainsi dès cette année, 20 000 places de formation supplémentaires seront ouvertes sur les secteurs en tension, avec une adaptation annuelle selon les besoins des entreprises.
L'école régionale de la deuxième chance de Perpignan est la première en Occitanie (sur les 11 écoles que compte la région), à lancer le nouveau dispositif DECLIC, « dispositif spécifique pour les décrocheurs scolaires éligibles au Pacte Occitanie et destiné aux jeunes de moins de 18 ans. Il s'agit de faciliter la découverte de métiers et de remotiver les jeunes par des techniques originales, alternatives, reposant en grande partie sur le numérique. Une session de neuf jeunes a démarré depuis quelques semaines », indique Carole Delga.
À lire également
« Nous devons utiliser les opportunités du numérique et de la transition énergétique pour créer des emplois », poursuit-elle en rappelant l'objectif de la région de devenir la première région d'Europe à énergie positive d'ici 2050.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.
