25 % des salariés sont exposés à un risque au travail
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Votée en août 2016 et entrée en application le 1er janvier dernier, la loi El-Khomri a donné lieu à divers décrets d'application à propos desquels Aipals lançait une campagne d'information (avec site dédié et mise à disposition de flyers), le 31 janvier, sur le sujet de la médecine du travail. L'association héraultaise (un service inter-entreprise de santé au travail actif sur l'agglomération montpelliéraine) veut d'abord dissiper les craintes nées d'une disposition de la loi autour de la visite médicale d'embauche.
Plus globalement, la loi El-Khomri fixe à cinq ans le délai maximum pour assurer le suivi médical du salarié. En effet, le texte prend en compte une situation tendue : la raréfaction des médecins du travail, qui pourraient être 50 % de moins dans les cinq ans à venir - ce qui obligerait à cibler davantage le suivi du salarié.
D'après les données nationales, qui recoupent celles d'Aipals à l'échelle de l'Hérault, 75 % des salariés bénéficient déjà de visites d'information et sont considérés hors risque particulier. Restent 25 % des salariés qui, eux, doivent bénéficier d'un suivi renforcé car ils sont exposés à un risque individuel particulier (agents biologiques pathogènes, amiante, plomb, échafaudages, habilitation électrique...).