Offres d'emploi : boom pour les cadres

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Selon l'indicateur mensuel de l'Apec, le nombre d'offres d'emploi pour les cadres a bondi de 53% en juillet 2010, par rapport à juillet 2009. Signe que le marché du travail connaît une vraie embellie.

Mois après mois, les signes de reprise du marché de l'emploi des cadres se multiplient. En juillet 2010, près de 29.000 offres d'emploi ont ainsi été confiées à l'Association pour l'emploi des cadres (Apec), en progression de... 53% par rapport à juillet 2009. Sur les douze derniers mois, le marché des offres d'emploi cadre est en hausse de 17% (en données brutes et à nombre de jours ouvrables comparable). Au total, l'Apec a publié entre août 2009 et juillet 2010 plus de 285.500 offres d'emploi, ce qui correspond au volume observé en mars 2009. Sur un an, le marché de l'emploi des cadres est plus dynamique que le marché du travail "classique" : en juin, Pôle emploi avait collecté 268.300 offres d'emploi, ce qui représente une hausse de 7,1% sur un an en France métropolitaine.

Optimisme pour la rentrée

Pour Elisabeth Shemtov, directeur général adjoint de l'Apec, "les indicateurs sont au vert. Même si nous restons prudents, la tendance est à l'optimisme pour la rentrée car le volume des offres d'emploi cadre est important et, après la frilosité de 2009, nous observons un regain de confiance des employeurs". Les deux fonctions - qui représentent chacune 28% de l'ensemble des offres - et font office de locomotive sont la fonction commercial, marketing et l'informatique. La première enregistre ainsi une des hausses les plus élevées (+ 44% en un an). La demande reste très forte pour les postes de chargés d'affaires et de technico-commerciaux qui enregistrent une hausse de 84% sur la période août 2009-juillet 2010 par rapport à la période août 2008-juillet 2009. Quant à la fonction informatique, elle progresse de 15% sur les douze derniers mois.

Difficultés d'embauches

"Ces deux fonctions sont très fortement orientées à la hausse et de manière pérenne. Les remontées du terrain le confirment. Dans l'informatique, certains chefs d'entreprises expriment même des inquiétudes car ils rencontrent des difficultés d'embauches, notamment parce que le turn-over est reparti", poursuit Elisabeth Shemtov. Ces bonnes performances profiteront à plein aux jeunes diplômés qui constituent le gros des troupes des informaticiens et des commerciaux. La reprise n'affecte cependant pas tous les secteurs de manière identique. Deux grandes fonctions n'ont toujours pas retrouvé leur niveau d'avant la crise : les études, recherche et dévelooppement et les services techniques. Pour autant, les progressions du nombre d'offres d'emplois dans ces fonctions "sont notables ces derniers mois", remarque Elisabeth Shemtov, qui rappelle que "la tonalité générale est positive et que les embauches réelles de cadres seront supérieures aux prévisions".

Recrutement en hausse pour les jeunes diplômés

Les jeunes diplômés retrouvent peu à peu le sourire. Selon la dernière enquête de CareerBuilder*, plus d'un tiers des entreprises (37%) prévoient de recruter des jeunes diplômés dans les douze prochains mois, tandis que 63% des recruteurs observent un gel des embauches jusqu'à nouvel ordre.

Les résultats de cette étude confirment les chiffres dévoilés dans la dernière note trimestrielle de l'Association pour l'emploi des cadres (Apec). Parmi les entreprises qui souhaitent embaucher dans les mois à venir, 71% des recruteurs estiment pouvoir proposer des salaires de base comparables à ceux de 2009, tandis que 8% prévoient de verser des rémunérations plus élevés et 8% des salaires plus bas.

Salaire proposé

L'étude indique également que 38% des recruteurs prévoient de proposer à leurs futurs jeunes embauchés des salaires compris entre 20.000 et 30.000 euros par an. Si 17% envisagent de proposer des traitements inférieurs à 20.000 euros, 33% devraient offriront des salaires supérieurs à 30.000 euros.

Compétence demandée

Interrogés par ailleurs sur la compétence des jeunes diplômés, 42% des recruteurs pointent un grand déficit d'esprit critique de la part des candidats. 56% déclarent que la capacité d'un candidat à présenter une expérience pertinente a été le facteur le plus déterminant dans leur décision de l'embaucher. Par "expérience pertinente, les recruteurs citent en tête le fait d'occuper un emploi à mi-temps dans un autre secteur d'activité (38%), le bénévolat (33%), les projets scolaires (24%) ou la pratique du sport (18%). Enfin, les recruteurs apprécient le fait qu'un candidat se soit renseigné sur l'entreprise (13%) ou qu'un candidat se présente avec des idées pertinentes et pose des questions (13%).

(*) Enquête menée du 29 avril au 7 mai 2010 par CareerBuilder auprès de 100 entreprises, tous secteurs confondus.

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