Se faire remarquer en ligne, pour le meilleur ou pour le pire ?

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« Si vous savez le faire pour vous, créer votre petite communauté sur Twitter par exemple, il y a de bonnes chances que vous sachiez le faire pour votre employeur »
« Si vous savez le faire pour vous, créer votre petite communauté sur Twitter par exemple, il y a de bonnes chances que vous sachiez le faire pour votre employeur » (Crédits : Monster)
Le Web social donne l’opportunité de sortir des cases d’un CV et de montrer une vision dynamique de soi-même. Une bonne connaissance de ses usages, acquise par une pratique personnelle des réseaux, est un critère qui compte, à l’heure de la transformation digitale des entreprises.

En 2015, certains plongent allègrement dans le grand bain du Web social, d'autres n'ont de l'eau que jusqu'aux mollets. Dans un contexte où "tout est information", on regarde, mi-enthousiaste mi-inquiet, les déferlantes de big data.

« Les informations ont des sources multiples et sont en croissance continue. Il existe des outils SIRH (système d'information de gestion des ressources humaines, Ndlr) qui récupèrent les données des candidats et qui croisent ces informations », explique Florence Rouveix, consultante RH.

On peut s'en inquiéter... ou se dire que ces outils, utilisés à bon escient, permettent de donner « une vision dynamique du candidat, comme le font les psychologues dans leurs tests en croisant les données d'une personne », ajoute-t-elle.

Donner une vision dynamique de soi-même

Donner une vision dynamique de soi-même est une opportunité offerte par les médias sociaux. Sur un blog, un forum, un Mooc, nous laissons des traces innombrables. Si nous ne réalisons pas toujours l'ampleur de leur impact, nous avons néanmoins compris que ces outils peuvent servir nos objectifs dès lors que nous savons les manier, d'un point de vue technique et comportemental.

 « Les savoir-être en ligne sont à mettre en avant, d'autant plus que toutes les entreprises sont concernées par la transformation digitale. Montrer que l'on a de bonnes connaissances digitales dans sa pratique utilisateur est un atout », poursuit notre interlocutrice.

Les médias sociaux sont un atout - si on les pratique avec bon sens

Savoir utiliser les réseaux sociaux pour augmenter sa visibilité sur la Toile est un premier niveau. Même si vous n'avez pas de besoin immédiat, vous montrez que vous savez évoluer avec les outils d'aujourd'hui. « Si vous savez le faire pour vous, créer votre petite communauté sur Twitter par exemple, il y a de bonnes chances que vous sachiez le faire pour votre employeur », note Florence Rouveix.

Ceux qui sont le plus à l'aise avec les outils numériques créent un blog, lié ou non à leur activité professionnelle, ils montrent ainsi leur capacité à s'investir, à s'intéresser, à s'enrichir.

« Cela révèle des compétences en dehors de son cœur de métier, cela montre son aisance avec les outils, d'un point de vue technique mais aussi en termes de savoir-être, sa curiosité, son envie de construire quelque chose autour d'un projet ou d'un sujet », souligne-t-elle.

La pratique personnelle devient une compétence digitale, un atout professionnel à condition de ne pas se tirer une balle dans le pied en oubliant les bases du bon sens.

Le Web social peut dévoiler nos qualités... comme nos manques

Être actif sur les réseaux demande un suivi de la cohérence de ce qu'on exprime sur les différentes plateformes. Cette habileté dans la pratique des médias sociaux est de plus en plus en plus requise, elle n'est pas réservée aux métiers de la communication, du marketing, des médias.

Lorsque nous participons à des échanges sur des communautés en ligne (pages d'entreprises sur les réseaux sociaux, forums, Moocs, sites communautaires comme Glassdoor...), lieux virtuels où les relations sont par nature très directes, spontanées, nous dévoilons nos atouts... ou nos manques par rapport à ce mode de communication.

« Il ne faut jamais se précipiter, il faut savoir rester à bonne distance et garder une capacité de réflexion, ne pas réagir à tout, tout le temps », recommande Florence Rouveix.

Il est important de veiller à sa façon dont on entretient ses relations virtuelles, de bien se faire comprendre. Ce n'est pas si simple mais tout le monde avec ces outils a appris en marchant. La pratique régulière estompe rapidement les appréhensions qu'ils peuvent susciter. Le bon sens rappelle que la qualité des relations interpersonnelles passe par le savoir-vivre, que l'on soit derrière un écran ou en face-à-face.

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Commentaires
a écrit le 29/03/2015 à 11:09 :
Se faire repérer sur le web avec l’affichage de votre parcours professionnel de A à Z, votre formation, vos échecs, votre statut marital, votre photo, etc.
(Une partie) de votre vie livrée à la planète entière.

Que devient la vie privée ?
a écrit le 20/03/2015 à 3:40 :
Trop dangereux de s'exprimer, non anonymement, sur le web. Se souvenir que la vérité n'est jamais bonne à entendre. Guy Béart chantait,le premier qui dit la vérité doit être exécuté! Du reste en dehors de la Tribune parfois, médiapart aussi peut-être, il est difficile de confier un point de vue anonyme qui ne va pas dans la direction voulue par le pouvoir. Ce qui n'est pas le cas aux USA.

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