Australie: moins de 50% de l'électricité a été produite à partir du charbon, une première
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Coronavirus: l'australie rouvrira ses frontieres le 21 fevrier
Loren Elliott
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Coronavirus: l'australie rouvrira ses frontieres le 21 fevrier
Loren Elliott
[Article publié le mercredi 4 septembre 2024 à 10h52, mis à jour à 14h02] Alors qu'historiquement l'Australie dépend fortement des combustibles fossiles pour générer son électricité, le pays arrive progressivement à se sevrer du charbon. D'après la plateforme de surveillance des données publiques du marché de l'électricité Open-NEM, la roche noire a permis de produire 49,1% de l'électricité australienne durant la dernière semaine d'août. C'est certes encore beaucoup, mais c'est tout de même la première fois que la part du charbon s'affiche en dessous du seuil de 50% de la production d'électricité dans le pays.
En parallèle, les énergies renouvelables ont compté pour 48,7% de la production d'électricité dans le pays. Particulièrement l'éolien : grâce à des vents dépassant les 150 km/h dans le sud-est du pays, la production d'électricité d'origine éolienne a quasiment été multipliée par deux. Or, sur l'ensemble de l'année 2022, les énergies renouvelables représentaient 32% de la production totale d'électricité en Australie - contre 47% pour le charbon - selon les dernières données du gouvernement.
Le plus bas de la production à partir de charbon est aussi le résultat d'une météo turbulente et des températures élevées alors que le pays vient de passer de l'hiver au printemps. Des conditions particulières qui ont réduit la demande en électricité de jusqu'à 20%, d'après Tim Buckley.
Il faut dire que le gouvernement australien voit son avenir sans charbon. La plupart des 16 centrales australiennes à charbon doivent en effet fermer dans les prochaines années. Avec plus ou moins de justesse sur le calendrier : en mai dernier, le pays a annoncé repousser la fermeture de sa plus grande centrale électrique au charbon sous prétexte qu'il a encore besoin de cette installation très polluante le temps d'accroître la part des renouvelables. Ainsi, l'imposante centrale électrique d'Eraring, dans l'État de Nouvelle-Galles du Sud, ne devrait pas fermer en 2025 mais finalement deux ans plus tard.
Pour compenser la perte de l'électricité produite à partir du charbon, le gouvernement et le secteur misent sur les énergies renouvelables. Canberra a ainsi dévoilé la semaine dernière six projets pour permettre le stockage de 1.000 mégawatts d'électricité d'ici 2027 dans le pays. D'après le ministre de l'Énergie, Chris Bowen, la transition énergétique est en marche parce que « le climat l'exige, et la réalité économique » aussi.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

Le gouvernement a d'ailleurs présenté en avril dernier son « plan climat » - baptisé « Future Made in Australia Act » - qui sera doté de 13,9 milliards de dollars rien que pour le prochain exercice 2024-2025. Une somme destinée aux secteurs des panneaux solaires et des carburants bas carbone, à des réductions fiscales pour les minerais essentiels et à d'autres domaines prioritaires comme les technologies de réduction des émissions.
Reste que, si les investissements nationaux dans le secteur des renouvelables s'accroissent, ils demeurent à la traîne par rapport à d'autres pays, selon Tim Buckley. « La Chine a dépassé l'Australie dans les renouvelables. Elle investit près de 1.000 milliards de dollars australiens (606 milliards d'euros) par an en technologie propre et en ce qui concerne les renouvelables », explique l'expert.
Or, la semaine dernière, le régulateur australien de l'énergie a averti que des investissements dans le secteur étaient nécessaires pour éviter des pannes de courant dans les prochaines décennies, qui devraient voir la demande s'envoler. L'Australie va donc devoir mettre les bouchées doubles et multiplier les projets, à l'image de celui dévoilé en août : SunCable, « plus grande zone solaire du monde » qui doit commencer à produire de l'énergie à partir de l'année 2030.
Actuellement, l'Australie est l'un des principaux exportateurs mondiaux de charbon et de gaz. Entre 2022 et 2023, les combustibles fossiles ont compté pour 91% de la consommation nationale d'énergie - un indicateur plus large que la production d'électricité puisqu'il inclut les combustibles utilisés dans les secteurs du transport et de l'industrie.
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Au niveau mondial, le charbon compte pour environ un tiers de la production de courant au niveau mondial, d'après l'Agence internationale de l'énergie. Et la demande concernant ce combustible fossile, qui contribue au réchauffement climatique, a atteint un niveau record en 2022. Selon elle, pour parvenir à réduire à zéro les émissions de CO2 d'ici le milieu du siècle, toute la production d'électricité à partir de charbon sans capturer les émissions doit cesser d'ici 2040.
(Avec AFP)
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