Comment les gaziers comptent sur le CO2 pour se réinventer
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Face à la baisse de la consommation de gaz, les gestionnaires du réseau de transport de gaz se projettent sur le transport de CO2.
GRT-GAZ
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Face à la baisse de la consommation de gaz, les gestionnaires du réseau de transport de gaz se projettent sur le transport de CO2.
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Ne les appelez plus des gaziers, mais des « transporteurs de molécule ». Alors que NaTran (ex-GRTgaz) et Teréga, les deux gestionnaires du réseau de transport de gaz en France, font face à une chute inexorable de la consommation de ce combustible fossile, ceux-ci doivent se réinventer. Et espèrent, au-delà du biométhane et de l'hydrogène, trouver leur salut dans une autre activité : l'acheminement de dioxyde de carbone (CO2), ce puissant gaz à effet de serre à l'origine du dérèglement climatique.
Preuve en est : pour la première fois, le transporteur de gaz dans le Sud-Ouest, Teréga, a intégré le sujet dans son vaste baromètre sur l'hydrogène, mené depuis 2021 avec Harris Interactive. « Alors que les Français lient quasi exclusivement le CO2 à des aspects très négatifs, il y a du chemin à faire, [...] une bataille d'opinion à mener », a souligné l'entreprise le 5 juin lors de sa conférence annuelle.
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Par ailleurs, NaTran copilote avec TotalEnergies et Technip Energies le groupe de travail sur la capture, le transport et l'utilisation du carbone au sein du contrat stratégique de filière « Nouveaux systèmes énergétiques », organisé avec l'État. Concrètement, il s'agirait de bâtir un écosystème de tuyaux en acier et de navires pour recueillir le CO2 émis par les usines, à la manière du gaz naturel. Et ce, afin de le stocker en sous-sol ou de le réutiliser pour fabriquer des carburants de synthèse, par exemple.