EDF annonce un bénéfice record en 2024
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EDF anticipe une baisse de son Ebitda en 2025.
Stephane Mahe
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EDF anticipe une baisse de son Ebitda en 2025.
Stephane Mahe
[Article publié le vendredi 21 février à 9h22, mis à jour à 10h58]
Des performances excellentes. Voilà comment EDF a qualifié son activité de l'année passée. L'électricien français a réalisé un nouveau bénéfice record de 11,4 milliards d'euros en 2024. « Nous avons des performances opérationnelles et commerciales qu'on peut qualifier d'excellentes, qui permettent au groupe de réaliser des résultats financiers solides », a indiqué le PDG du groupe Luc Rémont lors d'un appel aux journalistes.
Le groupe a continué, comme en 2023, de redresser sa production nucléaire et hydraulique, tournant ainsi la page de l'année noire 2022 marquée par des niveaux historiquement bas liés notamment à des problèmes de corrosion dans des centrales nucléaires et la sécheresse affectant des barrages. Sa production électrique totale, en 2024, s'est ainsi établie à 520 térawattheures, en hausse de plus de 11% par rapport à 2023.
EDF s'est également félicité des résultats de sa nouvelle politique commerciale, visant à remplacer le mécanisme de l'Arenh, qui tirera sa révérence fin 2025. Le groupe revendique désormais avoir signé huit lettres d'intention et un contrat ferme auprès d'industriels très gourmands en électricité, mais de différentes tailles, pour un volume annuel de 12 TWh. Soit un térawattheure supplémentaire par rapport au dernier bilan.
L'électricien a toutefois enregistré un chiffre d'affaires en recul de 15,7 % à 118,7 milliards d'euros et un Ebitda, un indicateur mesurant la rentabilité de l'entreprise, en recul de 8,5 %, « dans un contexte de baisse des prix de marché », selon le communiqué du groupe.
Ce dernier atteint tout de même 36,5 milliards d'euros, « soit le niveau le plus élevé jamais atteint après 2023 », a dit Xavier Girre, le directeur financier d'EDF. Dans le même temps, le groupe reste toujours lesté d'une dette abyssale de 54,3 milliards d'euros. Cette dernière reste stable, comme souhaité par le groupe.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

EDF anticipe également une baisse de son Ebitda en 2025. « Nous avons d'ores et déjà un effet prix, qui est pratiquement certain de l'ordre de 7 à 9 milliards d'euros », a indiqué Luc Rémont, en conférence de presse. Un effet négatif auquel s'ajoute une incertitude sur le niveau de production, liée à la production hydraulique, tandis que la production nucléaire est attendue stable. EDF estime ainsi que sa production nucléaire en France, incluant désormais l'EPR de Flamanville, s'établira entre 350 et 370 térawattheures (TWh) en 2025, 2026 et 2027, contre 362 TWh en 2024.
En plus d'un marché incertain, le groupe français anticipe des retards sur ses projets d'EPR. L'évaluation complète des coûts et du calendrier de la construction des six futurs réacteurs EPR2 d'EDF, dans le cadre de la relance du nucléaire voulue par l'État, va prendre encore « plusieurs mois », a appris l'AFP jeudi de source proche de l'électricien. « Dans les prochains mois, nous arriverons à maturité sur les coûts et les délais avec la volonté ferme de garantir la compétitivité dans la durée et de dérisquer le programme », selon cette source. Selon le journal Les Échos, « le nouveau calendrier arrêté avec l'État mise désormais sur décembre 2025 », alors « que le gouvernement misait initialement sur un devis fin 2024 ».
Le groupe doit aussi manœuvrer face aux vents contraires venus de l'administration américaine de Trump concernant l'éolien offshore. Il a ainsi annoncé passer une dépréciation pour 900 millions d'euros sur le projet éolien en mer Atlantic Shores, aux Etats-Unis, auquel participait le groupe français au sein d'une co-entreprise avec Shell, après l'annonce d'un gel des permis d'exploitation par Donald Trump.
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« J'ai un mandat d'administrateur qui vient à échéance effectivement dès cet été » a indiqué Luc Rémont en réponse à une question sur le sujet, une information largement ignorée du public jusqu'à présent, relevée ce vendredi matin par le quotidien Les Échos.
Luc Rémont qui a pris ses fonctions à la tête d'EDF en novembre 2022 n'a en effet pas entamé un mandat de quatre ans à la suite de son prédécesseur Jean-Bernard Levy, puisqu'il a été coopté à l'époque par le conseil d'administration sur le poste occupé par un administrateur démissionnaire François Delattre « pour la durée du mandat restant à courir de ce dernier », souligne le quotidien.
« Je continue de diriger l'entreprise, c'est le conseil d'administration et ensuite l'assemblée générale qui décideront des renouvellements des mandats d'administrateurs comme elle le fait régulièrement » a indiqué le patron d'EDF.
(Avec agences)
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