Nucléaire : EDF devrait produire plus d'électricité que prévu
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En 2022 la production nucléaire d'EDF avait chuté à 279 TWh, son plus bas niveau depuis 30 ans. Depuis, la production est repartie à la hausse.
Lukáš Lehotský - Unsplach
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En 2022 la production nucléaire d'EDF avait chuté à 279 TWh, son plus bas niveau depuis 30 ans. Depuis, la production est repartie à la hausse.
Lukáš Lehotský - Unsplach
Ce sera encore mieux que prévu. EDF a de nouveau révisé à la hausse, ce mercredi, son estimation de production d'électricité nucléaire pour l'année 2024 en France, la faisant passer d'une fourchette de 340-360 Térawattheures (TWh) à 358-364 TWh. L'énergéticien tricolore avait déjà rehaussé ses prévisions en septembre, de 315-345 TWh à 340-360 TWh.
Surtout, cette projection ne prends pas en compte l'EPR de Flamanville. Or son raccordement au réseau est prévu d'ici « la fin de l'automne 2024 », a précisé EDF. Il permettra aux foyers français de bénéficier de l'énergie du réacteur le plus puissant (1.600 MW), le 57e du parc, selon le groupe.
Le PDG de l'entreprise, Luc Rémont, s'est félicité mardi, lors d'un colloque de l'Union Française de l'Electricité (UFE), d'une situation « plus agréable ce mois de décembre que les mois de décembre des deux années précédentes ».
Pour rappel, la production nucléaire avait notamment été affectée ces dernières années par un phénomène de corrosion sur certains réacteurs, mis à l'arrêt en conséquence. Des problèmes qui avaient permis seulement faire tourner à peine plus de la moitié du parc.
Résultat, en 2022 la production nucléaire d'EDF avait chuté à 279 TWh, son plus bas niveau depuis 30 ans, ce qui avait contraint la France à importer de l'électricité, une première depuis 42 ans. En 2023, la production était repartie en hausse de 15% par rapport à l'année précédente, grimpant à 320,4 TWh.
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Le patron d'EDF, Luc Rémont, a estimé mardi que la France devait accélérer et simplifier les procédures administratives pour développer des énergies renouvelables ou pour raccorder des sites industriels au réseau électrique.
« C'est l'enfer d'investir en France pour des raisons réglementaires et ce n'est pas juste l'enfer pour faire du renouvelable, c'est l'enfer pour un industriel qui veut se raccorder, pour raccorder un data-center (centre de données, NDLR) au réseau électrique, c'est des délais administratifs qui sont juste incommensurables avec ce qu'on vit ailleurs dans le monde. Le premier frein à la décarbonation aujourd'hui, ce sont les procédures », a déclaré Luc Rémont au congrès de l'Union française de l'électricité à Paris (UFE).
« Il faut qu'on simplifie le processus. Je suis désolé mais quand je regarde (en France), j'ai 500 développeurs d'énergies renouvelables (des personnels, NDLR) qui arrivent à faire péniblement 300 à 400 mégawatts (MW) par an (...) Ce n'est pas possible de continuer comme ça, je vous le dis. Moi, aux Etats-Unis, j'ai construit 2 GW en un an », a de son côté déclaré le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné au congrès.
(Avec AFP)
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