A l'origine, la production locale d'hydrogène vert avec le projet HyGO devait permettre à Michelin de réduire de 210 tonnes ses émissions de CO2. La fermeture annoncée de l’usine de Vannes du fabricant de pneumatiques met à mal cette perspective.La fermeture annoncée de l'usine Michelin de Vannes d'ici à 2026 aura-t-elle un impact sur l'activité d'HyGO (Hydrogène Grand Ouest), une société fondée début 2024 par Engie et la SEM Énergies 56 pour la mise en service d'une station de production et de distribution d'hydrogène vert renouvelable ? D'une capacité de production de 250 kilogrammes produits par jour, la station est située à proximité directe du site de Michelin, qui en est le partenaire industriel clé et le premier client.
Surtout, HyGO est une vitrine de l'hydrogène vert. Il s'agit en effet de la première station publique de distribution et de la deuxième station de production d'hydrogène renouvelable en service en Bretagne avec celle de Buléon (Morbihan) opérée par Lhyfe.
Décarbonation des traitements thermiques
Ce projet, soutenu par l'Ademe et la Région Bretagne (à hauteur de 390.000 euros), vise dans un premier temps, à décarboner les processus industriels de traitement thermique de l'usine Michelin, utilisatrice d'environ soixante-dix kilos. Elle propose aussi aux véhicules lourds et légers (bus, bennes à ordures, remorques frigorifiques...) fonctionnant à l'hydrogène d'être rechargés à 350 ou 700 bars (la compression du gaz).
« La station de production est née du choix de privilégier une production locale d'hydrogène renouvelable et non pas provenant de l'étranger pour assurer la génération des kilos d'hydrogène dont a besoin Michelin. Les autres kilos sont destinés à la mobilité. Cela représente 200 véhicules légers ou 10 poids lourds », expliquait Albin Popot, développeur de projet hydrogène pour le groupe ENGIE à la disposition d'HyGO, au lancement de la station.