Les syndicats de Michelin n'ont pas de mots assez durs. Pour Sud, c'est « une trahison sociale sans précédent ». Pour la CGE-CGC, c'est « un mépris envers les salariés ». Quant à la CGT, elle indique « que la bataille commence ». Quelques heures après l'annonce du manufacturier auvergnat de fermer ses deux sites de Cholet (Maine-et-Loire) et de Vannes (Morbihan) « au plus tard début 2026 », la colère qui domine, du côté des salariés et représentants syndicaux.
« À Cholet,nous nous attendions à une annonce partielle, à peut-être des suppressions de postes ou un arrêt d'une activité, mais pas à la fermeture totale. C'est colossal », poursuit Nicolas Robert, délégué syndical central Sud Michelin, lui-même présent sur le site.
Avant de poursuivre : « Cela a été un coup de massue. Les salariés sont en train de récupérer des barrières pour bloquer le rond-point à côté de l'usine. La colère doit s'exprimer, mais il faut faire attention à ce qu'il n'y ait pas de débordements », craint ce représentant. Dans ce bras de fer qui commence, les salariés de Cholet ont voté, ce matin, la grève.