GNL : ces cargaisons clandestines de gaz russe qui poussent les prix vers le bas
Juliette Raynal
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L’usine Arctic LNG 2 en construction en juillet 2022.
Reuters
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L’usine Arctic LNG 2 en construction en juillet 2022.
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Un nouvel élément inattendu pourrait bien venir perturber les prévisions des marchés gaziers. La totalité de l'installation de liquéfaction de gaz russe Arctic LNG 2, située dans le nord de la Sibérie et encore en construction lors de l'invasion russe de l'Ukraine, ne devait pas entrer en service avant 2030. Mais c'était sans compter l'aide des Chinois. La méga usine est finalement opérationnelle et a pu approvisionner plusieurs méthaniers transportant du GNL. De quoi déverser sur le marché mondial de nouveaux volumes non anticipés et donc participer à une détente des prix, bienvenue à l'heure où les Européens doivent remplir leurs stocks de gaz pour passer l'hiver.
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L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a, en effet, exclu Arctic LNG 2, détenue à 60 % par la société russe Novatek, de ses prévisions de nouvelles capacités de gaz naturel liquéfié (GNL) attendues sur le marché entre 2025 et 2030. « Les sanctions ont bloqué la livraison des cargaisons commerciales provenant du train 1 déjà achevé, ralenti considérablement l'avancement du train 2 [qui aurait dû être achevé en mai 2025, mais qui a également été bloqué] et conduit le promoteur à suspendre indéfiniment le troisième train de liquéfaction du terminal », précise une note de l'AIE, mise à jour le 1er septembre.
Juliette Raynal