Fin du gaz russe en Europe : un signal politique fort, a priori sans risque
Juliette Raynal
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Un terminal GNL dans le sud de la France.
Juliette Raynal pour La Tribune
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Un terminal GNL dans le sud de la France.
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La Commission européenne a dévoilé ce mardi son plan pour mettre définitivement un terme aux importations de gaz russe d'ici fin 2027. Ce sevrage, dont le calendrier a été choisi avec attention, devrait avoir peu de conséquences sur le prix de la molécule alors qu'il y a quelques années encore les risques économiques et de sécurité d'approvisionnement apparaissaient immenses.
Et pour cause, le 24 février 2022, l'invasion de l'Ukraine révélait l'ampleur de la dépendance de l'Union européenne au gaz russe. De quoi accentuer la crise énergétique, amorcée fin 2021, et provoquer une flambée des prix sans précédent. Trois mois plus tard, Bruxelles dégainait alors un plan baptisé RepowerEU. Objectif : sevrer l'Union européenne des combustibles fossiles russes, et plus particulièrement de son gaz d'ici à 2027. Ce vaste programme reposait sur trois grands axes : économiser l'énergie via des actions d'efficacité et de sobriété énergétique, diversifier l'approvisionnement et accélérer dans les énergies renouvelables.
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Depuis, les importations russes ont significativement baissé, passant de 155 milliards de mètres cubes importés en 2021 à 52 milliards l'an dernier. Toutefois, la Russie représente encore 19 % de l'approvisionnement de gaz de l'Union européenne. Une part bien plus faible qu'avant le début de la guerre (45 %), mais loin d'être anecdotique. D'autant que cette part a stagné et même légèrement augmenté au cours des deux dernières années. La Russie reste ainsi le deuxième fournisseur de gaz (par pipeline et par voie maritime) de l'Union européenne, même si elle se situe loin derrière la Norvège. Les importations de Gaz naturel liquéfié (GNL) par les mers en provenance de Moscou ont, elles, augmenté de 18 % en 2024.
Juliette Raynal