La France devient le plus gros importateur européen de GNL russe
Juliette Raynal
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Un navire chargeant une cargaison de GNL depuis le gigantesque site gazier Yamal, en Sibérie arctique.
Reuters
Juliette Raynal
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Un navire chargeant une cargaison de GNL depuis le gigantesque site gazier Yamal, en Sibérie arctique.
Reuters
Trois ans après l'invasion russe de l'Ukraine, c'est un bien triste titre que remporte la France. Selon le tout dernier rapport du groupe de réflexion IEEFA (Institute for energy economics and financial analysis), publié ce mardi 18 février, l'Hexagone est devenu, en 2024, le plus gros importateur européen de GNL russe, dépassant ainsi l'Espagne.
Selon les données du think tank, ses importations en provenance de Russie ont même bondi de 81 % en 2024, alors que sur la même période, les importations globales de GNL du pays, toutes provenances confondues, ont, elles, diminué de 13 % à 25.3 milliards de mètres cubes.
« Le terminal de Dunkerque a représenté 27 % des importations de GNL russe de l'Union européenne l'année dernière », précisent les auteurs du rapport. Au total, entre janvier et novembre 2024, ces flux en provenance de Russie vers la France, qui possède cinq terminaux d'importation, auraient pesé quelque 2,7 milliards d'euros.
À lire également
Selon le groupe de réflexion, la Russie a représenté un peu plus d'un tiers (34 %) des importations de GNL de la France en 2024. Elle se hisse ainsi juste derrière les États-Unis, qui restent le premier fournisseur de GNL (38 %) de l'Hexagone, tandis que l'Algérie monte sur la troisième marche du podium, avec 17 % des importations.
Juliette Raynal