Hausse de taxe sur l'électricité, Pannier-Runacher met en garde
latribune.fr
« C'est aussi un élément important pour les industriels, pour les boulangers, parce que quand il y a taxation, cela se voit sur leurs charges », a martelé Agnès Pannier-Runacher. (Photo d'illustration)
Invitée de France 3, la ministre de la Transition écologique, de l'Énergie, du Climat et de la Prévention des risques a appelé à être « très vigilant » quant à la hausse d'une taxe sur l'électricité.
L'augmentation d'une taxe sur l'électricité va-t-elle peser sur la facture des plus modestes, notamment s'ils sont au tarif non-réglementé ? C'est la question qui se pose depuis la baisse des prix sur le marché international et à quatre jours de la présentation de la loi de finances 2025 en Conseil des ministres.
Invitée sur France 3 ce dimanche, Agnès Pannier-Runacher a mis en garde contre tout renchérissement. Certes la situation géopolitique fait qu'il est possible de « remettre la taxe que payaient les Français avant la crise de l'énergie au niveau d'avant-crise », soit à 32 euros le mégawattheure contre 22 actuellement, mais « simplement, il ne faut pas aller au-delà », a prévenu la ministre de la Transition écologique, de l'Énergie, du Climat et de la Prévention des risques.
«Si on va au-delà, le risque, c'est qu'effectivement il y ait une augmentation de prix de l'électricité. Il faut être très vigilant parce que les Français modestes et les classes moyennes (...) auront la double peine. Ce sont souvent elles qui vivent dans des passoires thermiques», a poursuivi Agnès Pannier-Runacher.
Les passoires - ou bouilloires thermiques - sont ces logements qui laissent entrer le froid en hiver - et le chaud en été - du fait de leur mauvaise isolation. Pour leurs occupants, les factures de chauffage - ou de climatisation - explosent lorsque les températures extérieures sont trop basses, ou trop chaudes.
Le gouvernement Attal avait proposé de revenir complètement en février 2025 sur le bouclier tarifaire, en relevant à son montant maximum une taxe sur l'électricité à 32 euros du MWh qui avait été abaissée au minimum pour soulager les factures des Français pendant la crise énergétique.
Sauf que même avec la fin du bouclier tarifaire, les clients au tarif réglementé devraient s'attendre à une baisse d'au moins 10% de leurs factures à cette même échéance, a annoncé en septembre la Commission de régulation de l'énergie.
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Un élément important pour les industriels et pour les boulangers
Outre les particuliers, une taxe réhaussée pourrait avoir des effets sur les entreprises, a alerté la ministre de la Transition écologique, de l'Énergie, du Climat et de la Prévention des risques.
«C'est aussi un élément important pour les industriels, pour les boulangers, parce que quand il y a taxation, cela se voit sur leurs charges. Et donc là aussi, il faudra être vigilant», a martelé Agnès Pannier-Runacher.
Son avis est donc fait sur la question: s« i les arbitrages sont en cours, c'est le Parlement qui va trancher », a conclu celle qui a été élue, pour la première fois en juillet 2024, députée du Pas-de-Calais avant de rejoindre le gouvernement Barnier.