Michel Barnier : « Nous devons tous faire un effort »
Propos recueillis par Bruno Jeudy, Nicolas Prissette, Lucie Robequain et Ludovic Vigogne
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Le Premier ministre, Michel Barnier.
LTD/ELIOT BLONDET/ABACA
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Le Premier ministre, Michel Barnier.
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Il n'a pas changé la décoration. Juste posé quelques photos, dont celle de Nelson Mandela. Dans son bureau de Matignon, Michel Barnier jette régulièrement un œil vers la porte de la pièce voisine, où travaillait Georges Pompidou, l'un de ses modèles en politique - dont il conserve un précieux courrier personnel. Hier matin, le soleil illumine le premier étage de l'hôtel Matignon quand le Premier ministre reçoit La Tribune Dimanche. Un temps radieux qui adoucit la rigueur des temps politiques et budgétaires. Mardi, le chef du gouvernement affrontera sa première motion de censure. Jeudi, il révélera les efforts demandés aux Français à l'occasion de la présentation du budget 2025.
LA TRIBUNE DIMANCHE - La crise financière « est devant nous », avez-vous déclaré vendredi en déplacement à Cournon-d'Auvergne. À vos yeux, est-elle donc inéluctable ?
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MICHEL BARNIER - Non, certainement pas. La crise, si on ne fait rien, est probable. Notre devoir est donc de la prévenir. Et comme on va agir, on va l'empêcher. Quand on a une situation budgétaire comme la nôtre avec une dette de 3 228,4 milliards d'euros, des intérêts qui coûtent aux Français près de 55 milliards par an, c'est un devoir de responsabilité de freiner le déficit public. Je ne sais pas combien de temps je serai là. Cela dépendra de l'Assemblée nationale et, dans tous les cas, cela s'arrêtera en 2027. Mais tant que je serai ici, je me suis fixé deux ambitions : tenter de réduire les dettes budgétaire et écologique et trouver avec le gouvernement des solutions concrètes pour améliorer la vie des Français.
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