A la SNCF, la facture d'électricité vire au casse-tête
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La traction des trains nécessite d'importantes quantités d'électricité.
GONZALO FUENTES
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La traction des trains nécessite d'importantes quantités d'électricité.
GONZALO FUENTES
Dès 2022, Laurent Trevisani prévenait « que le surcoût pourrait être important ». Trois ans avant l'arrêt programmé de l'Accès régulé à l'électricité nucléaire historique, le fameux Arenh, le directeur financier de la SNCF en redoutait déjà les conséquences sur la facture énergétique du groupe. Alors que l'échéance, fixée au 31 décembre 2025, approche à grands pas, le problème se fait de plus en plus prégnant.
Dans cette équation, SNCF Voyageurs est en première ligne. En charge du transport de passagers, elle représente à elle seule 10% de la consommation industrielle en France, soit entre 1 et 2% de la consommation française totale, principalement pour la traction de ses trains. Elle dispose pour cela de son propre distributeur, à savoir sa filiale SNCF Energie, qui doit lui fournir 5,5 térawatt-heure (TWh) par an (hors pertes électriques, de l'ordre de 0,6 TWh).
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« Nous achetons de l'électricité directement sur le marché de gros et donc notre coût de revient est dépendant des aléas du prix de marché », explique Richard Fécamp, directeur général de SNCF Energie. D'où la nécessité de se prémunir contre de trop fortes variations du prix spot, comme celles connues avec les problèmes de disponibilité des centrales nucléaires ou suite au déclenchement de la guerre en Ukraine. Outre des couvertures classiques, SNCF Energie dispose surtout de l'Arenh. C'est-à-dire de l'électricité à tarif non seulement fixe, mais défiant aussi toute concurrence, à 42 euros du mégawattheure (MWh).