L'entreprise française GTT, symbole de l’addiction mondiale au gaz fossile
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Derrière les promesses de transition vers les énergies « propres », le marché du gaz s'avère plus porteur que jamais. En témoignent les résultats de GTT (Gaztransport & Technigaz), une pépite française spécialiste des systèmes de cuve pour transporter le gaz naturel liquéfié (GNL). Le carnet de commandes de cette ETI continue d'exploser, année après année...tandis que sa filiale dans l'hydrogène « vert », Elogen, enchaîne les déconvenues.
En effet, l'entreprise basée à Saint-Rémy-lès-Chevreuse (Yvelines), peu connue du grand public, vient de dévoiler un chiffre d'affaires du premier trimestre 2025 en croissance de 31,6% sur un an, à 190,5 millions d'euros ! Soit plus que ce que prévoyaient les analystes, grâce à un cœur d'activité en plein boom : le stockage et l'acheminement de GNL, ce gaz refroidi à -161°C et expédié par navires des quatre coins du monde plutôt que par tuyaux.
L'année 2024 s'était déjà hissée au 2e rang des meilleures années du groupe (après 2022), avec un chiffre d'affaires de 641 millions d'euros, 50% de plus qu'en 2023.
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De fait, avec la guerre en Ukraine, l'Europe a dû se priver d'une grande partie du gaz acheminé par pipelines. Poussant les Vingt-Sept à accroître drastiquement leurs importations de GNL. En 2022, la demande avait bondi de 153% par rapport à l'année précédente, les principaux fournisseurs étant les Etats-Unis, le Qatar puis la Russie. D'ailleurs, plusieurs pays, dont l'Allemagne, s'étaient empressés de construire des terminaux méthaniers pour regazéifier le précieux combustible à son arrivée sur les côtes.