4.166. C'est le nombre d'heures pendant lesquelles les prix de l'électricité se sont situés en territoires négatifs sur les marchés européens de l'électricité au cours du deuxième trimestre 2024, selon un rapport de la Commission européenne publié la semaine dernière. Cela représente un quasi triplement (+189%) par rapport à la même période l'année précédente ! Au deuxième trimestre 2023, « seules » 1.441 heures pendant lesquelles les prix étaient négatifs avaient été enregistrées. Un boom par rapport à 2022, où ce volume était quasiment dix fois moins élevé.
Si ce phénomène a été plus particulièrement marqué en Europe du Nord, la tendance s'observe également en France. « Nous devrions vraisemblablement finir l'année avec plus de 400 heures en prix négatifs, alors qu'avant on ne dépassait pas les 50 heures », avance Corentin Sivy, directeur du développement pour le marché français de Q Energy. Au cours des six premiers mois de l'année, RTE a constaté 233 épisodes négatifs, contre 53 au premier semestre 2023.
Ces incursions en terrain négatif se concentrent généralement entre mars et septembre et s'observent plus particulièrement entre 11 heures et 17 heures, lorsque les panneaux solaires produisent beaucoup. « Sur les périodes d'automne et d'hiver, ces épisodes sont davantage liés à la production de l'éolien et peuvent s'observer à n'importe quel moment de la journée dès lors qu'il y a passage d'une dépression. Ils sont néanmoins plus rares car, en face, la consommation est plus importante », détaille Corentin Sivy.