Sobriété énergétique: une nouvelle campagne pour pérenniser les bonnes habitudes
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Avec cette campagne, il s'agit de ne pas avoir de rebond de la consommation alors que les prix de l'énergie ont fortement reflué.
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Avec cette campagne, il s'agit de ne pas avoir de rebond de la consommation alors que les prix de l'énergie ont fortement reflué.
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[Article publié le lundi 21 octobre à 8h21, mis à jour à 16h11] Ne pas perdre les bonnes habitudes. Le gouvernement lance lundi une campagne sur la sobriété énergétique qui a pour objet de « rappeler que "chaque geste compte" » et « de poursuivre la trajectoire de réduction de notre consommation d'énergie », a déclaré Olga Givernet, la ministre déléguée à l'Énergie, dans un entretien à l'AFP.
« Grâce au plan sur la sobriété énergétique, notre pays réussit un exploit qui est de réduire notre consommation combinée d'électricité et de gaz », a souligné la ministre. « Nous avons un objectif qu'il faut maintenir parce que les Français ont fait des efforts et que c'est un succès. Ça nous a permis de chasser le gaspillage d'énergie ».
La campagne baptisée « Chaque geste compte » se présente sous la forme de petits clips, basés sur le comique de répétition, rappelant les bons réflexes en matière de consommation d'énergie. Ils seront diffusés à la radio et à la télévision.
Les spots TV mettent en scène une situation familiale et une situation de vie de colocation et rappellent l'importance de régler le chauffage de son logement à 19°C maximum, régler le chauffe-eau à 55°C et prendre des douches plus courtes, éteindre les appareils électriques en veille ou inutilisés, décaler l'utilisation des appareils électriques en heures creuses (l'après-midi ou la nuit), installer un thermostat programmable pour régler la température à la maison ou encore privilégier le covoiturage et lever le pied en conduisant.
« L'objectif, c'est évidemment de ne pas être culpabilisant, mais de rappeler les bonnes pratiques », a souligné la ministre.
Cette campagne intervient deux ans après le lancement du plan de sobriété énergétique Acte I. Initié en octobre 2012, en pleine crise de l'énergie marquée par la réduction drastique des acheminements de gaz russe, il avait contribué à passer l'hiver sans encombre alors que la menace de coupures d'électricité était d'autant plus forte que de nombreux réacteurs nucléaires étaient à l'arrêt en raison de problèmes de corrosion sous contrainte. Son objectif était de réduire de 10% la consommation d'énergie sur la période 2022-2024 par rapport à 2019.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

Deux ans plus tard, ces objectifs ont été largement dépassés. Selon le ministère de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, les consommations d'énergie ont baissé de -12,2% pour l'année 2022-2023 par rapport à la période 2018-2019 et de -12,3% pour l'année 2023-2024 - il s'agit de la consommation cumulée d'électricité et de gaz naturel corrigée des variations climatiques, précise-t-on au ministère. Si le risque de coupures de courant n'est plus d'actualité, l'intérêt de la campagne est d'éviter un rebond de la consommation sur fond de forte baisse des prix de l'énergie. Car, à plus long terme, le gouvernement veut réduire de 40% la consommation d'énergie d'ici à 2050.
« Et comme on est plutôt sorti de la crise énergétique et qu'on devrait bénéficier pour la grande majorité des Français d'une baisse des prix, notamment de l'électricité, il faut aussi maintenir ces bonnes habitudes de sobriété pour que ça se voit vraiment sur la facture », a-t-elle estimé.
De son côté, Agnès Pannier-Runacher a rappelé que « la sobriété énergétique est l'un des quatre piliers de la transition écologique et énergétique » avec les énergies renouvelables, le nucléaire et l'efficacité énergétique. « C'est bon pour le climat, en contribuant à la baisse de nos émissions de gaz à effet de serre, c'est bon pour notre indépendance et notre souveraineté car nous importons gaz et pétrole et c'est bon pour le pouvoir d'achat », a mis en avant la ministre
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Enedis a dévoilé mi-octobre ses scénarios de consommation d'électricité pour 2035 et 2050. Le gestionnaire du réseau de distribution s'attend à une hausse de la demande sur son « périmètre », soit près de 75% du marché national, de 343 terawattheures (TWh) par an en 2019 à environ 396 TWh en 2035. Pour 2050, Enedis projette une fourchette de consommation annuelle entre 373 et 503 TWh, en fonction des scénarios d'électrification du pays. La filiale d'EDF rehausse ainsi l'intervalle de 366 à 470 TWh avancé dans sa dernière étude prospective, parue en 2021.
Dans son scénario « central » pour 2035, calqué sur les « éléments mis à disposition par le gouvernement » jusqu'à présent et l'objectif de neutralité carbone en 2050, Enedis prévoit une multiplication par 15 du volume d'électricité consommé par les transports par rapport à 2019, de 4 à 61 TWh. A cela s'ajoute une hausse beaucoup plus mesurée du côté de l'industrie (+6 TWh), portée par les secteurs agroalimentaire, chimie et verre.
Concernant le secteur tertiaire, Enedis suit de près les projets de centres de données. Le besoin en électricité de ces infrastructures, fondamentales pour l'économie du numérique et l'intelligence artificielle, pourrait neutraliser les économies d'électricité amenées par la rénovation thermique des bâtiments tertiaires d'ici 2035. Enfin, Enedis s'attend à une baisse de la consommation du secteur résidentiel, invoquant la sobriété et l'efficacité énergétique comme facteurs explicatifs.
(Avec AFP)
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