Comment la sobriété énergétique est devenue « incontournable » pour le gouvernement
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Photo de la ministre de la transition energetique, agnes pannier-runacher
POOL
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Cas de force majeure oblige, le discours sur la sobriété énergétique a bien changé au sommet de l'Etat. Et pour cause, alors qu'il y a encore quinze mois, le mot était tabou au sein du gouvernement, la guerre en Ukraine et le choc d'offre ayant secoué l'Europe ont renversé la table. Au point que, selon Bercy, ce levier s'avère désormais « incontournable » pour permettre à la France d'assurer sa sécurité d'approvisionnement et réduire ses émissions de CO2.
Mercredi, la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, a même fixé un cap fort en la matière : la sobriété devra contribuer « a minima à 15% » à la baisse des rejets de gaz à effet de serre du pays d'ici à 2030 (-55% par rapport à 1990), jusqu'à « taquiner 20%, voire un peu plus », a-t-elle assuré lors d'une audition parlementaire. Soit un objectif plus ambitieux encore que celui de France Stratégie dans son rapport sur « les incidences économiques de l'action pour le climat », commandé par la Première ministre et publié deux jours plus tôt, qui table, lui, sur une part « entre 12% et 17% ».
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L'idée serait donc d'enclencher une « inflexion des modes de vie vers la recherche d'un moindre impact sur l'environnement », selon la définition du gestionnaire du réseau de transport d'électricité RTE. Autrement dit, de « changer les comportements » vers une moindre consommation d'énergie, plutôt que de miser uniquement sur des « paris technologiques », a clarifié Agnès Pannier-Runacher mercredi. Signe de la montée en puissance du sujet, l'audition se déroulait devant l'Office parlementaire des choix scientifiques (OPECST), habitué aux sujets les plus techniques.