Concilier sobriété énergétique et budgétaire : la difficile équation que veut résoudre Bercy
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Le ministère de l'Economie et des Finances continue de dérouler sa stratégie pour rationaliser les dépenses publiques. Après avoir annoncé il y a trois semaines un plan massif pour économiser 10 milliards d'euros dans le budget 2024, le locataire de Bercy, Bruno Le Maire, s'attaque désormais à un vaste sujet : la conditionnalité des aides à la transition énergétique. « Celles-ci doivent se traduire par une baisse réelle et significative des émissions de CO2. Vous devez en avoir pour votre argent ! », a-t-il en effet déclaré lundi depuis le site de General Electric HealthCare, dans les Yvelines, à l'occasion d'un déplacement consacré aux économies d'énergie et à la sobriété énergétique. Le mot d'ordre : « s'assurer que chaque euro dépensé pour le climat est dépensé efficacement »...sous peine de diminuer, voire supprimer l'aide en question.
Ainsi, « dès l'été prochain », le gouvernement publiera « de manière totalement transparente » la mesure comptable de l' « efficacité des dispositifs » de lutte contre le changement climatique, a annoncé le ministre. « Notamment pour les certificats d'économie d'énergie [CEE, ndlr] », attribués sous certaines conditions aux acteurs éligibles réalisant des opérations d'économies d'énergie, et qui « représentent 4 à 6 milliards d'euros de dépenses chaque année », a souligné Bruno Le Maire. Mais aussi, plus généralement, les instruments pour accompagner les ménages, les entreprises et les collectivités pour rénover les bâtiments, décarboner les transports ou encore diminuer la facture énergétique.
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L'objectif affiché : « augmenter » le recours à certains de ces mécanismes, mais également en « réduire d'autres » en fonction des résultats de cette comptabilité. En outre, les critères évalués seront « le volume de CO2 que vous arrivez à réduire [...] et les émissions de gaz à effet de serre que vous arrivez à diminuer », a fait valoir le ministre.